‹ Chansons populaires du Canada [microforme]Chapitre 37 sur 132 · QUAND J'ÉTAIS CHEZ MON PÈRE · texte numérisé non relu

QUAND J'ÉTAIS CHEZ MON PÈRE

Il y a tout lieu de croire que ces couplets sont fort anciens, si, comme je le pense, le mot “baron” y est employé pour exprimer, au générique, un grand seigneur:

Mon petit cœur en gage N'est par pour un baron.

Par ici-t-il y passe Trois cavaliers barons.

‘* Chaque fois, dit M. Arbaud, que nos chants parlent d’un homme noble, puissant, ils l’appellent un baron, c’est-à-dire, un homme par excellence, comime le bar germanique dont il dérive. Et ne croyez pas qu'ils prennent ce mot dans son acception féodale ; non, car ilsle donnent

aux saints: Lou baroun sant Alexi—se voou pas maridar ils le donnent aux plus hauts personnages :

Aperaquit passavo —lus fiou d'un rei baroun

Mais quand Ilx hiérarchie féwdale constituée eut rejeté presque au dernier rang €e titre de baron, ii perdit natu. rellement sa valeur superlative........." (Chants populaires de la Provence, page XVI de la préface.)

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Cette chanson, à laquelle on attribue une origine normande, se chante dans toutes les parties de la France, mais avec des refrains et sur des airs que nous ne connaissons pas ici, sauf le refrain et l'air de Vive Napoléon ! que l'on verra plus loin.

On chante dans le comté de Maskinonge :

.…....M'envoi-t-à la fontaine Pour pêcher du poisson... 14 HE à Québec :

………..M'envoi-t-à la fontaine Pour emplir mon eruchon.....…….

et en France: Fi TRS ....J'allais à la fontuine

Pour cueillir du cresson... +3

J'ai recueilli cette mélodie de la bouche d’une femme

qui me l’a répétée un grand nombre de fes, ot toujours cé telle que notée ci-dessous, avec tous les :. et les fa ail naturels.

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