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Je nai poiut de ressource
Eu maison ni en bien;
J'ai cinq sous dans ma bourse, Voilà tout mon moyen ;
En tous lieux, en tous temps J'ai ai toujours autant.
—Nous pensions comme un songe Le récit de vos maux;
Nous traitions de mensonges Tous vos plus grands travaux:
Aujourd'hui nous voyous
Que nous vous méprenious.
Vous étiez donc coupable De quelque grand péché Pour que Dicu tout aimable Vous ait tant aftli re ?
Dites-1nous l'occasion
De cette puuition.
—C'est ma cruelle audace Qui cause mon malheur ; Si mon crime s’efface, J'aurai bieu du bonheur:
J'ai traité mon Sauveur Avec trop de rigueur.
Sur le mont du Calvaire Jésus portait sa croix;
Il me dit, débounaire, Passant devant chez moi :
6 Veux-tu bien, mon ami, Que je repose ici? ”
Moi, brutai et rebelle, Je lui dis sans raison :
66 Otes-toi, criminelle, De devant ma maison ; Avance et marche donc, Car tu me fais affront!”
Jésus, la bonté même,
Me dit en soupirant :
4 Tu marcheras toi-même Pendant plus de mille ans!
Le dernier jugement Finira ton tourment.”
De chez moi, à l’heuc’ même, Je sortis bien chagrin ; Avec douleur extrême Je ne mis en chemin.
De ce jour-là je suis
En marche jour et nuit,
Messieurs, le temps me presse; Adieu la compagnie ;
Grâce à votr” politesse !
Je vous en remercie :
Je suis trop tourmenté
Quand je suis arrêté.