VOICI LE TEMPS ET LA SAISON
J’ai chanté cette mélodie à un citadin, qui l’a trouvée très monotone et très laide. Monotone, oui ; laide, cela dépend.
Cette mélodie (qui appartient au second mode du plainchant) est de celles qui n’ont de beauté que dans la bouche des gens de la campagne. Il y a quelque chose de triste et de doux dans la voix des campagnards qui donne un charme tout particulier à ces airs monotones dans lesquels semble se réfléter toute leur existence. Il en est des voix des habitants de la campagne comme de leurs yeux. Leurs regards, accoutumés à embrasser l’horizon immense et des scènes uniformes, ont une quiétude, un calme, une monotonie si l’on veut, que l’on ne rencontre jamais chez les habitants des villes.
Voi - ci le temps et la sai - - son, Voi • ci le
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