LA BELLE BARBIERE
Poeo lento.
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Az-fc:
A Pa - ris va t-un' bar - bièr' cent fois plus
Trois sol-
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-in^—
Ré - so - liir'nt de l'ai - 1er voir.
En se disant l'un à l'autre Comment lui parlerons-nous ?
Nous lui donn'rons des aubades Le matin au point du jour.
Au premier coup de l'aubade, La barbière s'est réveillée.
Met la tête à la fenêtre :
— Mes beaux messieurs que voulez-vous ?
— L'on dit que vous êtes barbière, La barbe nous feriez-vous ?
— Je l'ai faite au roi d'Espagne, Qui vaut bien autant que vous.
Elle appelle sa servante :
— Marguerite éveillez-vous.
Apportez-moi^mon'jplat^d'or, Mes rasoirs qui sont autour.
Apportez-moi mon plat d'or, Mes rasoirs qui sont autour, Et ma jolie serviette Qu'est pliée au pli d'amour.
Le premier que ras' la belle, Par trois fois change de couleur.
— Est-ce mon rasoir qui vous blesse?
— Non, beir, ce sont vos amours.
— Mes amours, mes amourettes, Messieurs, ce n'est pas pour vous.
EU' sont embarquées sur Saône, Vont la nuit comme le jour.
— Ah ! ne faites pas tant la fière.
Je vous ai vue l'autre jour.
Dedans le bois de Versailles,
Un berger auprès de vous (1) !
— Un berger auprès de moi !
Eh bien, messieurs, qu'en direz-vous?
Il est plus beau z-à la lune
Que vous n'êt's au point du jour (2) !
(1) Une chanson Lilloise contient ma couplet analogue à celui-ci ; « Un jour à la promenade... » (Rev. des trad. popul.. juillet 1886.)
(2) Dans La littérature populaire de la Gascogne, de M. Ceinac Moncaut, on trouve une chanson en gascon dont une partie offre une grande analogie avec « La barbière comtoise ». (p. 295.)
Moderato.