‹ Chansons populaires recueillies en Franche-ComtéChapitre 13 sur 171 · PÉRINETTE · texte numérisé non relu

PÉRINETTE

Pé

ri - net - te

ve trois

heur' a - vant le jour tra la la la trois heur' a - vant le

jour

eir

mal

la

tê

te mais

c'est du mal d"a - rnour. mais c'est du

mal d'à-

mais c'est

du

mal

Eir prend sa quenouillette, Son joli petit tour

Tra la la la Son joli petit tour.

Elle a mal à la tète, Mais c'est du mal d'amour, (ter)

A chaque tour qu'ell' file, Sa mèr' vient lui demander,

Tra la la la Sa mèr' vient lui demander, Av' vous mal à la tète, Ou bien le mal d'amour, (ter)

(1) M. Tiersot, sous-bibliothécaire au Conservatoire national de musique, à qui nous avons communiqué cette chanson, l'a harmonisée et publiée.

Ne pleurez plus ma fille, Nous vous y marierons,

Tra la la la Nous vous y marierons, Avec le fils d'un prince.

D'un prince ou d'un baron, (ter)

Je ne veux pas d'un prince, Ni du fils d'un baron,

Tra la la la Ni du fils d'un baron.

Je veux mon ami Pierre, Qui est dans la prison, (ter)

Tu n'auras pas ton Pierre, Nous le pendolerons,

Tra la la la Nous le pendolerons.

Si vous pendez mon Pierre, Vous me pendrez aussi, (ter)

Et sur la même branche, Nos deux corps s'uniront,

Tra la la la Nos deux corps s'uniront.

Au chemin de Saint-Jacques, Enterrez-nous tous deux, (ter)

Couvrez Pierre de roses.

Et moi de mille fleurs,

Tra la la la Et moi de mille fleurs. Les pèlerins qui passent, Prieront Dieu pour nous deux, (ter)

LA BATELIERE RUSEE.

Moderato.

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Ba - te - lié - re dans ton ba - teaii vou - drais - tu

bien

pas-

- ser s.

leau ?

Mon bon Mon -

sieur en-

trez dans ma na

vous pass - rai

la ri - vie

vec plaî-

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Quand ils fuv'nt au milieu du Rhin, Le monsieur lui prenant la main.

— Allons, monsieur, pas tant de badinage, Vous êt's ici avec un' fille sage.

— Beir, votre cœur est-il bien cher, Pour cent écus peut-on l'avoir?

— Pour cent écus, monsieur, c'est peu de chose, Mais pour deux cents mes amours sont les vôtres.

Le monsieur tira son gant blanc.

Ramena de l'or et d'I'argent, Mais de l'argent en si grande abondance.

— Prenez-en, belF, que vous soyez contente.

Quand la belle fut contentée, Le monsieur voulant badiner :

— Allons, monsieur, pas tant de badinage... Quand nous serons dans un lieu d'assurance.

— La bell' vraiment tu as raison.

Quand nous serons sur le gazon,

Quand nous serons dans un lieu d'assurance, De nos amours nous parlerons ensemble.

Quand ils fur'nt prêts à débarquer.

Le monsieur sauta le premier.

Mais il n'eut mis sitôt le pied à terre, Qu'la batelier' recula sa navière.

— Ah ! reviens donc la belle ici, Je te donnerai cent louis.

— Je n'irai pas ni pour cent ni pour mille. Demain matin j'partirai pour les Iles.

— Mais que diront mes chers parents D'avoir perdu tout mon argent.

— Tu leur diras qu'en passant la rivière, Tu l'as joué avec la batelière.

Avec ton or et ton argent,

Je m'en irai dans un couvent.

Dans un couvent pour être bien heureuse. Mais avec toi je serais malheureuse.

— Si tu passes par nos pays.

Tu pourrais bien t'en repentir.

— Oh ! non, non, non, je n'suis point passagère. Jamais bateau n'a quitté la rivière.

— Quand tu seras dans un couvent, Prieras-tu Dieu pour ton amant?

— Je prierai Dieu pour mon père et ma mère. Adieu galant, j't'ai passé la rivière.

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