‹ Chansons populaires recueillies en Franche-ComtéChapitre 138 sur 171 · LE ROI DE SARDAIGNE · texte numérisé non relu

LE ROI DE SARDAIGNE

C'était le roi de Sardaigne, Le père des bons enfants, Qui s'était mis dans la tète De détrôner le sultan.

Ran tan plan gare, gare, gare.

Gare, gare, gare, ran tan plan.

Qui s'était mis dans la tète De détrôner le sultan.

Il rassembla t'une armée De quatre-vingts paysans. Ran tan plan etc.

Il rassembla t'une armée De quatre-vingts paysans, Et pour toute artillerie Quatre canons de fer-blanc.

Ran tan plan etc.

Et pour toute artillerie

Quatre canons de fer blanc.

Arrivés sur la montagne,

Mon Dieu ! que le monde est grand !

Ran tan plan etc.

Arrivés sur la montagne.

Mon Dieu ! que le monde est grand !

Ils virent une fontaine

Qu'ils prirent pour l'océan.

Ran tan plan etc.

Ils virent une fontaine Qu'ils prirent pour l'Océan.

Mes amis la nuit approche.

Sauve qui peut ! allons-nous-en !

Ran tan plan gare, gare, gare.

Gare, gare, gare, ran tan plan.

MALURON MALURÉ (Ronde).

Mon père m'a mariée

En chantant maluron maluré,

Un vieillard il m'a donné.

Sur sin sursaut

Beati corant

Ora ti bi

Joli barbari Rin frin frin les belles olivettes En chantant les belles maronettes Il faut chanter maluron malurette Il faut chanter maluron luré.

A la foire il s'en est allé.

En chantant maluron luré Il ne m'a rien rapporté.

Sur sin sursaut etc.

Il ne m'a rien rapporté En chantant maluron luré Qu'un beau bâton d'argent ferré.

Sur sin sursaut etc.

Qu'un beau bâton d'argent ferré, En chantant maluron luré Pour me battre et me bâtonner.

Sur sin sursaut etc.

Pour me battre et me bâtonner, En chantant maluron luré S'il me frappe je m'en irai Sur sin sursaut etc.

S'il me frappe je m'en irai.

En chantant maluron luré

Chez mon père je m'en r'tournerai.

Sur sin sursaut

Beati corant

Ora ti bi

Joli barbari Rin frin frin les belles olivettes En chantant les belles maronettes Il faut chanter maluron malurette Il faut chanter maluron luré.

LE MEUNIER COCU (l).

Meunier, meunier tu es cocu, Tout le monde l'a vu. (bis)

Ni le haut ni le bas,

Ni le sac ni le grain.

Et retintin.

C'est l'profit du moulin.

Valet, valet tu sortiras.

Maître, maître tu me paieras, (bis) Ni le haut etc.

Maître, maître tu me paieras, Un boisseau d'or me donneras, (bis.

Ni le haut etc.

Un boisseau d'or me donneras !

Valet, valet tu resteras, (bis) Ni le haut etc.

(1) Au refrain, on tourne une assiette sur la table avec une main, et de l'autre on frappe en dessous pour imiter le tic tac du ii^ulin.

Valet, valet tu resteras, Avec ma femme tu coucheras, (bis) Ni le haut etc.

Avec ma femme tu coucheras

Et la servant' quand tu voudras, (bis)

Ni le haut ni le bas,

Ni le sac ni le grain,

Et retintin.

C'est l'profit du moulin.

LA CHANSON D'ARLAY (l).

Quand Jean Catin revint da bôs, Trouvi sa fanno (femme) saoulo.

Da, hum ! hum ! ah ! ah ! ah !

Trouvi sa fanno saoulo.

— Ma paouro fanno, qu'os-te donc?

— Dzai bin mau (j'ai bien mal) à la teito. Da, hum ! etc.

Faut aller quéri le médecin,

Lou moillou (le meilleur) de la veullo.

Da, hum! etc.

Le médecin étant veni, Connut la maladie.

Da, hum ! etc.

— Mettez de l'eau dans votre vin Et vous serez guérie.

Da, hum ! hum ! ah ! ah ! ah !

Et vous serez guérie.

(1) Gros village du canton de Bletterans (Jura).

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