‹ Chansons populaires recueillies en Franche-ComtéChapitre 15 sur 171 · LA DEMANDE EN MARIAGE · texte numérisé non relu

LA DEMANDE EN MARIAGE

Moderato.

J'ai fait u - ne mai - très - se trois

£=P^=^ËJi

ih:

jours ya pas long - temps J'ai fait u - ne mai-

tresse - se trois jours ya pas long

temps.

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-tt—S-

rai la voir di - man - che Luu - di sans plus at-

ten

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la

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der

rai - je

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En entrant dans sa chambre, Je fis mes compliments :

Bonjour la compagnie, Sans oublier ma mie.

Je viens la demander, Serai-je refusé?

Le père à la fenêtre Entend ces compliments :

Galant ma fille est riche De cinquant' mille livres.

Amant retirez-vous, Ma fiir n'est pas pour vous.

his.

bis.

Marguerite ma mie | , .

Prête-moi tes ciseaux '

Pour couper l'alliance Que nous avons ensemble, L'alliance d'amour, Adieu beir pour toujours.

Marguerite ma mie, ) , .

Prête-moi ton mouchoir '

Pour essuyer les larmes Qui coul'nt de mon visage, Les larmes de mes yeux.

C'est pour te dire adieu.

S'il faut que je m' retire, ) .

Je me retirerai '

Dans un couvent d'Ermites Pour l'amour d'une fille (1), Fiir que j'ai tant aimée.

Faudra donc la quitter.

(1) Variante : Ermite dans les bois,

Pour ne plus la revoir.

LA RECONNAISSANCE DU FILS ET DE LA MÈRE. Moderato.

En ar - ri - vant dans mon pa

-îv

sa - lu-

feE

ant

ma ten - dre

me - re

Je

A - yez pi - tié de lui.

un vieux cens - crit

Eir me répondit aussitôt :

« Mon brave militaire » Nous somm's logés étroit'ment

» Dans cet appartement.

» Nous n'avons que cette chaumière, » Je ne puis vous satisfaire,

» Allez donc ailleurs, cher ami, » Pour avoir un logis. »

— Madam' si vous aviez un fils Qui soit dans l'indigence,

N'auriez-vous pas un cœur pour lui Prêt à le secourir.

— J'avais un fils, un fils chéri, Qui est mort en Algérie,

Et c'est ce qui caus' ma douleur Et fait couler mes pleurs.

Lorsque je vois votre figure,

Votre blonde chevelure.

Vraiment j'croirais en vous voyant

Revoir mon cher enfant.

— Dans quel régiment votre enfant

Etait-il donc madame?

Je puis vous dire en cet instant

Qu'il est très bien portant.

Je suis votre fils tant chéri

Et je reviens d'Algérie.

Dieu m'a préservé du trépas,

Je reviens dans vos bras.

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