L'EMPECHEMENT AU MARIAGE
Lent.
Ce
plus
ma - tin je ra"suis
ma - tin que d"cou - tu
Ah ! j^ me
suis bien a - per - çu que ma mai - tress' ne m"ai-mait
plus.
çu
Ah ! je
bien
per-
rj •
que
mai - tress' ne m'ai - mait
plus.
De loin j'ia vois courir :
Son petit cœur soupire.
— Qu'avez-vous donc à soupirer?
On dit que vous êtes fiancée.
his.
— Fiancée je la suis ;
J'n'en sais pas davantage.
J'aurai dimanch' mon premier ban, \ Mettez-y donc empêchement. (
Un beau dimanch' matin, Le curé monte en chaire :
— Ecoutez tous, petits et grands, i Je m'en vais publier un ban. )
bis.
his.
Quand l'amant l'entendit,
Pas à pas il s'avance :
Monsieur ne vous pressez pas tant, Je vais y mettre empêchement.
Quel est donc ce parent
Qui parle de la sorte?
— Monsieur ce n'est point un parent C'est le premier de ses amants.
Y a sept ans qu'nous nous aimons.
Nous nous aimons encore.
— S'il y a sept ans qu'vous vous aimez Il est bien temps d'vous marier.
bis.
bis.
bis.
LA ROSE ROSE (Ronde).
Allegretto.
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J'ai cueil
li la
rose qui pen-
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dait au ro - sier blanc Je Tai
cueil - li feuille à
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feuil - le Jlai rais" dans mon ta - bli - er blanc.
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Bru -nette al - Ions gai! gai! Bru-nette al - Ions gai - ment.
Je l'ai cueilli' feuille à feuille Et mis' dans mon tablier blanc.
Je l'ai portée z-à ma mère, Entre Paris et Rouen.
Brunette, etc.
Je l'ai portée z-à ma mère, Entre Paris et Rouen.
Je n'y ai trouvé personne, Que le rossignol chantant.
Brunette, etc.
Je n'y ai trouvé personne, Que le rossignol chantant, Qui me dit en son langage, — Marie-toi, car il est temps.
Brunette, etc.
Qui me dit en son langage, Marie-toi, car il est temps.
Et comment me marierais-je, Puisque je n'ai pas d'amant.
Brunette, etc.
— Et comment me marierais-je.
Puisque je n'ai pas d'amant.
Je m'en vais voir à la danse Si je n'en trouverai point.
Brunette, etc.
Je m'en vais voir à la danse Si je n'en trouverai point.
Je me tourne et me détourne Et je n'en ai trouvé point.
Brunette, etc.
Je me tourne et me détourne Et je n'en ai trouvé point.
Si ce n'est ce beau jeune homme, Je vais le lui proposer.
Brunette, etc.
Si ce n'est ce beau jeune homme, Je vais le lui proposer.
— Monsieur, avec tout honneur.
Vous plairait-il de m'aimer?
Brunette, etc.
Monsieur, avec tout honneur.
Vous plairait-il de m'aimer?
Donnez-moi votre main blanche, Avec moi venez danser.
Brunette, etc.
Donnez-moi votre main blanche, Avec moi venez danser.
Je vois bien à votre mine Que guère vous ne m'aimez.
Brunette, etc.
Je vois bien à votre mine Que guère vous ne m'aimez.
Reprenez votre voisine, Elle est plus à votre gré.
Brunette, etc.
Reprenez votre voisine, Elle est plus à votre gré, La compagnie vous ordonne De lui donner un baiser.
Brunette, etc.
La compagnie vous ordonne De lui donner un baiser.
Que chacun fasse de même, Pour moi je vais commencer.
Brunette, etc.
Deuxième version sur un autre air.
Con moto.
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J'ai cueil -
li la ro - se
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J'ai cueil - li la ro - se
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ro - sier blaiic bel - le ro - se ro-se qui pen -dait au
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ro - sier blanc
Belle ro - se
blanc.
Je l'ai cueilli' feuille à feuille {his) J'I'ai mis' dans mon tablier blanc
Belle rose rose J'I'ai mis' dans mon tablier blanc Belle rose au rosier blanc.
Je l'ai portée z-à mon père {his) Entre Paris et Rouen Belle rose, etc.
Je n'y ai trouvé personne (his) Que le rossignol chantant.
Belle rose, etc.
Qui me dit en son langage {his)
— Marie-toi, car il est temps.
Belle rose, etc.
— Et comment me marierais-je {his) Je suis servante à présent.
Belle rose, etc.
— Combien gagnez-vous la belle? (bis)
— On me donn' cent francs par an.
Belle rose, etc.
— Venez avec moi la belle, (bis) J'vous en donn' le double autant.
Belle rose, etc.
Vous n'aurez rien à faire (bis) Qu'un petit ménag' d'enfant.
Belle rose, etc.
Vous couch'rez avec ma mère, (bis) Avec moi le plus souvent.
Belle rose, etc.
— Je ne couche avec point d'homme {bis) Que mariée auparavant.
Belle rose, etc.
Tu remportes la victoire (bis) La couronne sur le front,
Belle rose rose, La couronne sur le front.
Belle ros' de la saison.
Troisième air
(Mêmes paroles, légère variante du refrain) (1). Allegretto.
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Ma - rie - toi donc bel - le Ro - se Ma - rie-
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i^tz&c
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Jâ-^-^:=ii--
toi donc bel - le Ro - se Ma - rie - toi car il est temps
bel - le Ro - se ma - rie - toi car il est temps
bel
le
Ro
du
prin - temps.
(Il La ronde suivante, dont la dernière partie est presque semblable aux textes que nous venons de donner, est très répandue en Normandie :
Quand j'étais chez mon père, jeune fille à quatorze ans. J'aime, j'aime les cotillons rouges, j'aime, j'aime les cotillons blancs.
On menvoyait garder les vaches et les moutons quant et quant. J'aime les cotillons rouges, etc.
C'est par ce chemin que passe un cavalier tout en blanc.
Combien gagnez-vous la belle, combien gagnez-vous par an ?
Un écu par chaque année, d'o un petit cotillon blanc.
Venez quant et moi la belle, et vous en gagnerez cent.
Je ne vais point quant et les hommes, que je n"épouse auparavant.
Face à face dans l'église, en présence de nos parents.
La couronne sur la tête, les rubans en bas volant (ou bavolant).