‹ Chansons populaires recueillies en Franche-ComtéChapitre 163 sur 171 · LA BELLE ROSALIE · texte numérisé non relu

LA BELLE ROSALIE

(2" version.)

Je viens te dire adieu, Charmante Rosalie, Je pars demain matin, Tout rempli de chagrin.

Belle donne-moi ton cœur, {bis Je serai ton serviteur.

(il V. p. 19.

Pour t'y donner mon cœur, (;ela est impossible.

Sais-tu bien, mon amant.

Ce qui m'y prend d'envie?

C'est d'aller avec toi Au service du roi.

Si tu viens d'avec moi, Quitte tes habits de fdle. Prends l'habit d'un garçon ; Demain nous partirons.

Je t'y ferai entrer Dans les beaux cuirassiers.

Elle a resté sept ans, Sept ans la pauvre fdle !

Personn' n'ia connaissait, Ni soldat ni officier.

Elle couchait toutes les nuits Avec son bon ami.

Au bout de ses sept ans, On déclara bataille.

Elle fut blessée au bras Au milieu des combats.

Elle s'écria : « Hélas !

Je ne suis pas soldat ! »

— Si vous n'êtes pas soldat, Faites-nous en voir les marques !

— Regardez ma beauté.

Mon visage, ma fraîcheur, Et vous verrez par là Que j'n'suis pas soldat.

Son bon ami hardi Tira son épinglette, Découvrit ses blancs seins, Montra ses long cheveux, Et l'on vit bien par là Qu'eir n'était pas soldat.

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