‹ Chansons populaires recueillies en Franche-ComtéChapitre 2 sur 171 · LA VENGEANCE DE L'AMANTE · texte numérisé non relu

LA VENGEANCE DE L'AMANTE

Moderato.

Près de chez nous il est un ca - pi

tai - ne vient tous les jours m'en-tre -te - nir d'à - mour en

^^T^^T^rrr^T^

me di - sant la

bel - le je vous

me j es-

JW^ i' J [:;

père un jour

ac - com - plir nos a

Quand il eut eu les amours de la belle,

Le malheureux

Vint lui fair' ses adieux.

Elle lui dit : Ingrat tu me délaisses,

J'irai vraiment

Rejoind' ton régiment.

Puis elle prit cinq louis à son père, Fut à Paris S'acheter des habits.

Elle s'habilla en dragon militaire ; Rien de si beau La cocarde au chapeau.

Pendant sept ans elle suivit les troupes, Pendant sept ans Sans y voir son amant.

Par un beau jour, en mettant pied à terre, Le vit, soudain Prit les arm's à la main.

Bien résolus, tous deux prirent les armes, Bien résolus Tous deux se sont battus.

La jeune fiU' quoiqu'encor' bien jeunette, Frappa si fort Mit son amant à mort.

Trois grenadiers qui virent la défaite Prenn'nt le tendron, La conduis'nt en prison.

Elle fut jugée à passer par les armes. Mais le roi bon Accorda son pardon.

EU' mont' à ch'val comme un guerrier, fidèle, EU' mont' à clieval Comme un beau général.

EU' s'en alla t'au château de son père, Dit : J'ai vaincu Mon amant ne vit plus.

Moderato.

fe

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