‹ Chansons populaires recueillies en Franche-ComtéChapitre 56 sur 171 · LA FILLE DU PRINCE JULIEN · texte numérisé non relu

LA FILLE DU PRINCE JULIEN

(amoureuse d'un prisonnier).

Moderato.

C'est la fil -

le du princ' Ju

lien grand Dieu qu'elle

est donc bel - le Elle est plus bel - le

que

le

jour

Un pri

lui

fait

cour,

Elle s'en fut tout en chantant, EU' s'en fut près de son père,

— 0 père donnez-moi les clés Que j'aille ouvrir au prisonnier.

— Les clés tu ne les auras pas Fanchon aimable Fancliette, Les clés tu ne les auras pas, Pour ouvrir au beau prisonnier.

Elle s'en fut tout en pleurant, EU' monte dedans sa chambre, EU' regarda dessous son lit, Trouva les clés; elle les prit.

Elle s'en fut tout en chantant, S'en fut ouvrir à Pierre,

— 0 Pierre, ô mon ami sortez.

Vous avez tout en liberté.

— La liberté, je ne l'ai pas, Fanchon aimable Fanchette,

Tout homm' qui a les fers aux pieds.

Il n'a pas tout en liiierté.

Ils s'assirent dessus un banc, Ils causaient d'amour ensemble.

Ils se tournèrent de côté, Ils vir'nt le bourreau arriver.

— Mourir ici, mourir ailleurs, Fanchon aimable Fanchette, Mourir ici, mourir ailleurs.

Toujours est-il qu'il faut mourir.

Quand il fut dessus l'échafaud.

Il s'écrie d'un' voix tremltlante.

Couvrez ma mie de mon manteau, Afin qu'eir ne m'voit pas mourir.

(Autre version pouvant se chanter sur le même air

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