HI
ft a
pV
. leur,
Ce . !ui qui cla.mait la, vie -
! ff f! *
jj
- loi - re Du peuple et 1 he.ro . "fque his.
Jl
<i i
- toi . re Du sa.cri fice ex-pi . a .
- toi - re Et I A.ve.nir re. no . va
. teur, An lit de la de .ses.pe .
.ran - ce, Un soir, vain. cu par la souf.
. fran. <<-, II s est cou che!Viens de
-vran.ce! II s est tu, le li.bre chanteur.
II s est tu le pauvre chanteur, Celui qui clamait la victoire Du peuple et I hSroi que histoire Du sacrifice expiatoire, Et 1 avenir renovateur.
Au lit de la desesperance, Un soir, vaincu par la souffrance, II s est couche. Viens, delivrance!
II s est tu, le pauvre chanteur.
Donnez pour le pauvre chanteur, Vous qu il consolait, vous, les meres, Menant loin dcs douleurs ameres, Au palais d azur des chimeres, L enfant, votre espoir enchanteur !
Femme, sois douce et sois clemenle Au poete qui se lamente Loin de 1 amour et de 1 amante!
Donnez pour le pauvre chanteur !
Priez pour le pauvre chanteur, vous, troupeau des rabat-joies, Chair a canon, chair qui rougeoies, Chair & plaisir, rancon des joies, Vous qu il vengea de 1 insulteur!
Votre douleur, toujours nouvelle, Faucha si longtemps sa cervelle Qu elle git, sterile javelle !
Priez pour le pauvre chanteur 1
Chantez pour lc pauvre chanteur !
Et qu a votre voix, jeunes lilies, Du bagne aflreux tombent les grilles !
Que son esprit, sous les charmilles 1 , Revienne au chant libe rateur !
Suffit qu un refrain lui souric :
L exil6 revoit sa patrie ; Allez, 6 blonde theorie !
Chantez pour le pauvre chanteur !
Pitie pour le pauvre chanteur !
Seigneur qui nous dictes nos rimes, Seigneur de bonte qui n opprimes Que les mechants fauteurs de crimes, Seigneur de 1 esprit createur !
Au chansonnier dans 1 indigence, Verse tes tremors d indulgence, Ressuscite rintelligence ! Pitie pour le pauvre chanteur!
1. Cette piece fat composce et recitec par 1 auteur a 1 occasion de la representation donnee, au printemps de 1896, par les poetcs-chansonnicrs au benefice du pauvre Jules Jouy, quo la cruelle maladie, a laquelle il dcvait succomher, retenait alors captif dans une maison de sante de Piopus.
L AGONIE DE L ARTISTE
IS
L AGONIE DE L ARTISTE
A la memoire de Paul Verlaine.
Un artiste chantc :
Moderate
Voi . ci fheure d a-go.ni.
. ser,
Rien ne m esl plus, Tors ma souf
. fran.ce Je voisvert. c e.tail I es . pe .
. ser
a . mis. i ra . ter . m
ff ff
.ser Dig,dmg don 1 Ce Cut un men .
L AGONIE DE L ARTISTE
-ft 3 j^ >
VYI 1 \ j
. sou . g;. J a . vaiis * k fc t
I amour: c e . tail un
, ^ Rail. """^^
son.ge Du bleu! mon coeur va ^p hn . ser
Voici 1 heure d agoniser :
Rien ne m est plus, fors ma soufYrance.
Je vois vert : C etait 1 esperance.
Du vert ! Mon cceur va se briser !
J eus des amis. Fraterniser !
Dig, ding, don : Ce fut un mensonge.
J avais 1 amour. C etait un songe.
Du bleu ! Mon coeur va se briser.
Us m ont dit, voulant me griser :
Nous buvons a ta gloire, frere !
J ai bu. La coupe etait amere.
Du gris ! Mon cosur va se briser.
Elle dit : Je veux apaiser Ta douleur avec mes tendresses.
Elle sentait d autres caresses.
De Tor! Mon cosur va se briser.
L AGONIE DE L ARTISTE
Je n aurai plus un seul baiser.
Nous n irons plus au bois, mesdames.
Et les hommes sonl nes des femmes.
Du noir ! Mon coeur va se briser.
Le mal est pres de m epuiser.
Sur mes cheveux la neige tombe; La neige tombe sur ma tombe.
Du blanc ! Mon C03ur va se briser.
Voici mon coeur paralyse.
Jesus s en allait a l 6cole Portant sa croix sur son epaule !
Du jour! Mon coeur est tot brise !...
Voici mon amour cpuise...
Adieu la vie ! Adieu chimere !
Berce-moi dans tes bras, ma mere.
La nuit ! La nuit ! Mon coeur... Brise !
NOCTURNE ROUGE
NOCTURNE ROUGE
A Jean Lorrain.
Un assassin chantc
C e . tail sin IPS bords de la
Allegretto
St-i . ne
Vo . gue ma clian son
ff -
Dans la runt ma)
sai . ne
. tait sui les bordstout t leuris De luneet d 1 ! rib
G etait sur les bords de la Seine, - Vogue, ma chanson, dans la nuit malsaine!
C etait sur les bords tout fleuris De lune et d iris.
NOCTURNE ROUGE
C etait sur la berge, a la brune, - Vogue, ma chanson, vogue sous la lune!
C etaient deux ombres de lerreur :
Fille et souteneur.
C etait comme un soupir qui brame, - Vogue, ma chanson, vogue avec son umr!
C etait un soupir qu un baiser Voulait 6puiser.
C etait comme un eclair qui brille, Vogue, ma chanson, vogue avec la fille !
C etait un choc dans les roseaux, Un corps sur les eaux.
94 NOCTURNE ROUGE
G 6tait comine une ombre falote, -
Vogue, ma chanson, vogue, vogue et flotte!
C etait comme un couteau qui fuit
Rouge dans la nuit....
AUBADE ROUGE
Pi
" A5rsz" ,- " t I ,. t^ -"