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AUBADE ROUGE
A Henry Fromentel.
Un bourreau chante
Dans le brcuiillard gvis rlc I aube qui
pleu . re, Deboul condam ne! Le.ye-loi C est aaitaln
I hpu.re La fouleest grouillan - le et hle.nif d el
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Les ina -. [ins soiit froids
Dans le brouillard gris de 1 aube qui pleure, Debout, condamne! Leve-toi : c est 1 heure!
La foule est grouillan te et bleme d effroi.
Les matins sont froids.
AUBADE ROUGE 99
Sur le pav6 sale et gluant qui glisse, - Glisse, mon couteau! Glisse en ta coulisse! - Les bois sont montes : on n est pas manchot!
Les matins sont chauds.
Sous le porche noir vient la robe noire, - Pleure, crucifix, tes larmes d iyoire!
Sur la bouche pale et le cou fletri, Les matins sont gris.
Sur le buste vert la chemise est blanche, - Couche-toi, muet, sur la longue planche !
Crac ! le couteau tombe avec le grief.
Les matins sont brefs.
Surle pav6 rouge on passe 1 eponge.
Roule, fourgon, roule! Et la tete songe :
Deux crimes pour un ! Grace a toi, Deibler, Les matins sont clairs.
A Leon Blanchot.
Un revolte chante :
Allegretto
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Je voudiMis direaux doigts calleux,
Pourqui le choningp est un en me, Que tout mon
PS! avec eux Con Ire I argenl qui les op .
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four 2:011 du de. pot A mis, (Yrmez la por.te
Je voudrais dire aux doigts-calleux, Pour qui le chomage est un crime, Que tout mon cceur est avec eux Contre 1 argent qui les opprime.
Je voudrais qu on brisat 1 impot Que le travail tout seul supporte.
J entends le fourgon du depot :
Amis, fermez la porte !
Je voudrais dire aux meurt-de-faim, Vieillards que la justice oublie :
Tout homme infirme a droit au pain.
Sans que mendier 1 humilie!
Riche, a quoi sert ton superflu ?
N attends pas que la faim 1 emportc !
Mille damnes pour un elu,
C est trop. Fermez la porte !
Je voudrais dire aux sans-foyers, Enfants martyrs sous camisole :
Fuyez la trique, devoy6s, Fuyez le mur qui vous isole !
Si le gardien dit : G est trop tard Repondez : Trop tard! que m importe?
Laissez-moi done vivre en batard !
Et puis fermez la porte !
Je voudrais dire au bon cure Qui preche les mots d indulgence :
Le sang de ton Dieu torture Au fond des ccBurs clame : Vengeance !
Prends le marteau du Charpentier !
Brise les croix de toute sorte !
Donne 1 or de ton benitier !
Et puis fermez la porte !
Je voudrais dire a mes amis, Sculpteurs d ideal et de rimes, Que s enfermer n est plus permis, Lorsqu au dehors grondent les crimes.
Ghantons la justice et 1 amour !
Le peuple va nous faire escorte.
Poete, descends de ta tour!
Et puis ferme ta porte !
EN FACE
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A Lucien Descaves.
Un condamne chaulc :
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