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rp . ir . dp IP mondp en
EN FACE ! Ill
J ai regarde le monde en face.
Vieillard perclus de vanite, Rhumatisant de lachete, Ton or, que veux-tu que j en fasse ?
Le clinquant de ton oripeau Sert-il de cuirasse a ta peau ?
J ai regarde le monde en face.
J ai regarde la femme en face.
Son regard a fui mon regard ; Mais j ai hi dans son ceil hagard Le roman, depuis la preface Jusqu au de"noument criminel :
Mensonge eternel et charnel !
J ai regarde la femme en face.
J ai regarde le juge en face.
Certain d abord d etre perdu, Je ne me suis pas defendu.
A quoi bon mendier sa grace !
Le cuir est fait pour le tanner; Le code est fait pour condamner.
J ai regarde le juge en face.
EN FACE
J ai regarde la geole en face.
La solitude avant la mort,
G est pour qui se sent vraiment fort
Le seul bien qui vous satisfasse.
Au seuil de 1 eternel repos
Voici 1 acte de bon propos :
J ai regard6 la geole en face.
J ai regarde la mort en face :
La faucheuse alors m a souri, Et je me suis senti gueri De tous les peches de ma race.
Si Ton veut qu il puisse nourrir.
L 6pi sous la faux doit perir.
J ai regarde la mort en face.
LES VENIRES
LES VENIRES
A LiJon Barracand.
Un affair^ cliantu
Allegretto
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Chantons le ven . Ire ties hour.
.geois, Plus gros qur le ven. Ire des rois, Yen.
tre u n, ven.tre deux, ven . Ire trois! Chan.
* * qy==^ .tons le venire el son em . pi . re! Chan. tons les
de .sirs ;i . pai . se s De^ venires des bourgeois ai.
ses
Qiu font comme un bruit de bai
sers. Chanlons le veii.tre qui sou ^ pi . re!
LES VENIRES
Chantons le ventre des bourgeois Plus gros que le ventre des rois, Ventre-un, ventre-deux, ventre-trois, Chantons le ventre et son empire !
Chantons les desirs apais6s Des venires des bourgeois ais6s, Qui font comme un bruit de Chantons le ventre qui soupirc !
Salut aux ventres-directeurs !
Sur leurs ronds-de-cuir protecteurs, Us prennent des airs d inspecteurs Durs a ceux qui n ont pas de panses.
Ventre, qui murmures : demain !
Au malheureux qui tend la main, Sans ventre, le long du chemin, Ventre, dis-nous a quoi tu penses !
Honneur aux venires coffres-forts !
Ventres-sacs, venires gonf!6s d ors, Venires des financiers plus forts Que les blagues de la fortune ;
118 LES VENIRES
Ventres-magots, ventres-marrons, Ventres-barons, ventres-larrons, Ventres perces de nombrils ronds, Symboles du trou dans la lunc !
Gloire aux venires nobles! Sait-on Que pour Ic galbe du teton Us evitent le rejeton, Narguant les families epiques. Mais quand viennent leurs quarante ans Us grossissent longtemps, longtemps, Si longtemps qu un soir de printemps Us eclatcnl tons hydropiques !
Pourboire aux venires des cochers !
Prenez garde ! vous decrochez Vos boulons d or mal encoches, Venlres-larbins, parfumes d ambre !
Venires blasonn6s el biases, Ventres bleus, venires mal rases Ventres de melons ecrases.
Honneur aux venires pols de chambre !
LES VENIRES
Piti6 pour los venires hontcux !
licposoirs des calamiteux, Venires, berceaux des mannilcu\.
Venires lourds de progenitures !
Vous vous heurte/ a tons les chocs, Vous scandalisez lous les frocs.
Mais vous portez coin me des rocs L espoir des justices futures !
A Octave Mirbeau.
Un proletaire chantc
Allegretto
La na.tu.re, ma me - re, un
=tt=$
jour m est ap.pa.ru . e^.J ai cru les.
ne- 1 avoir pas cru . e:Mon fils,m a-t-eLle dit, je
veuxque ta chanson Por.te a chaqueopprime 1 es-
poir de sa rancon! Quaiid je les en.fan.tai, les
homnies e.taient fre.res; Us avaient le-bonheur: ils
= t=z&=^ -S i JT | ^ I * a 1 J g=
out fail les mi . se .res. Le Pauvre n a plus droit a
.Large
ce qui ful sonbien, Et
le riche ayanl
lout, lie sail coinprendre rien
La nature, ma mere, un jour m est apparue.
J ai cru les hommes fous de ne 1 avoir pas crue :
Mon fils, m a-t-elle dit, je veux que ta chanson Porte a chaque opprime 1 espoir de sa rangon.
Quand je les enfantai, les hommes 6 taienl freres : Us avaient le bonheur. Us ont fait les miseres!
Le pauvre n a plus droit a ce qui fut son bien, Et le riche, ayant tout, ne salt comprendre rien.
Void 1 or du soleil et voici Tor des plaines : Voici 1 argent dos lys et la neige des laines.
Voici le vert des bois, voici 1 azur du ciel ; Voici les fruits de chair, voici les fleurs de miel.
Tous avaient tout cela. Tout cela n e tait guere ! Et tout cela n est plus qu un long sujet de guerre.
Le pauvre n a plus droit & ce qui fut son bien, Et le riche, ayant tout, ne sait comprendre rien.
Chaque goulte de lait qui pend a mes manielles Fit les hommes jumeaux et les femmes jumelles.
Chaque goutte de sang qui sort de mon cceur fort Ne coulait dans leurs cceurs que pour le noble effort.
Et voici que Je meurtre au meurtre coincide, Et I homme est devenu le seul etre homicide.
Le pauvre n a plus droit a ce qui fut son bien, Et le riche, ayant tout, ne sait comprendre^ rien.
Ecoute : Nul ne doit perir pour qu un prospere : Car nul n a pu sans crime expropricr son frere.
Nul ne doit abuser de cc qui vient de moi :
Car nul n est a lui scul Ic gardien de ma loi.
Nul n adroital excr.s i|iiaiul Ic JH-II manque a 1 autre, Nul nc pent dire mien ~quandilfaut dire n<Hre.
Le pauvre n a plus droil a ce qui fut son Men. Et le riche, ayant tout, ne sail comprendre rieu.
A Raymond Poincare.
Uu bourgeois chaulf :
Lt- jteu }ile <lit . .1 f
du pl;ii . sir; Pil . Inns, vo . Ions! Guer.
n- ;i la Ixiur^poi .si . e. Jeveuxman . gpr, hoi-
re a ma Can. (HI si . p Cest IP seul hipn, foil
I en . ler mon
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Bien.
pas!
Le pcuplc dit : J exi^e du plaisir!
Pillons, volons ! guerre a la l)ourgcoisie !
Je veux manger, boire a ma fantaisie.
C est le seul Bien : Contenter mon desir ! y> - Vous avez droit, seigneur peuple, a bien vivrc. Pillez ! volez ! Failes de bons repas !
Voici du luxe et de Tor a la livre ; Voici le bien. Pillez ! N en laissez pas!
Le pouple (lit : Je veux I art non banal;
Brisons le cadre ct la photographic !
Fi de 1 image ou I art se falsifie!
Jc suis Ic maitrc et veux 1 original ! -
<( Vous avez droit, seigneur, a Tart supreme :
N est-ce pas vous quo Gallot dessina?
Prendre un Callot, c est vous rendreavous-memc.
Void le beau. Prencz, lils do. Xana!
Lc pcuple dit : Je vais done m aflranchir Du joug trompeur d un dieu, folle chimere.
Moi, fils de Dieu ! Quelle blague, ma mere !
Dieu n est qu un nom qu il faudrait rafraichir. Vous avez droit, seigneur, au nom d athee.
Soyez savant ! C est la 1 essentiel ; Vous etes Dieu ! Vous etes Promethee.
Voici le vrai ! Captez le feu du ciel !
Le peuple dit : J aurai done tons les droits Le vrai, le beau, la riehesse opportune,
Tout m ;ipparlicnl. IS ai-je, dans ina fortune,
Rien oublie pour ctro mi drs rois? -
Yons avc/ droit sur lout, seigneur, nion inaitrc.
Vous n avo/ ricn oniis dans votrc avoir,
Rien, prcsijuo rion, un petit mot pcul-cli c,
Un tc til mot dc rien : Votrc Devoir!
LA DERNIERE BASTILLE
LA DERNIERE BASTILLE
tr-rr
A Georges Montorgueil.
Un enfant pauvrc chante, le soir du 14 juillet
, Allegretto
Pej-e a 1 e co.le, on nous ra.
-con . . te,C esl dans un heau li . vre toul
gfe^E^E^
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neuf Que le peuple en qua - tre-vingt-
-neul .
pris la Bas.tille . Est-ceun
con le?
E . ga . li . te! fra .
. ter . ni le!.
I ci Ton
LA DERNIERE BASTILLE