‹ Chansons satiriques et bachiques du 13è siècle. ÉditéesChapitre 6 sur 139 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

de pièces, parmi lesquelles Dotre no I, qui contient des allusions indiquant qu'elle a été composée postérieurement à 1250 (voir plus loin, p. x).

On ignore la forme exacte du surnom du poète que le rubricateur du manuscrit de Berne appelle Aubertin dez Arenos, auteur de notre no III et d'une parodie pieuse * composée sur le patron d'une chanson d'Adam de la Halle. Dans son surnom on a voulu reconnaître Areynes ou Airaines, petit bourg situé près de l'ancien vidamé de Picquigny, dans l'Amiénois. Même incertitude quant au nom de Jacquemin de la Vente ou peut-être Laventie *, auteur des nos XXVIII et XXIX (le dernier est revendiqué aussi par Perrin d'Angecourt), ainsi que d'une chanson d'amour qu'il adresse à une dame de Bavaincourt, village situé à deux lieues d'Arras 5.

Jehan de Grieviler est un des poètes le mieux connus de l'école d'Arras. La présence du nom de Jehan Bretel et de Lambert Ferri dans l'envoi de notre no XVII indique qu'il a été composé presque sûrement dans le troisième quart du xiii* siècle : Jehan de Grieviler est mentionné dans un document de 1254 et Jehan Bretel est mort en 1272 *.

Mahieu le Juif, auteur du no XXVI, a quelquefois été identifié avec Mahieu de Gand, qui appartenait au groupe dont Bretel était le coryphée. Cette identification n'est pourtant pas suffisamment fondée 5.

Rutebeuf, représenté dans notre recueil par sa Chanson des ordres (VIII), est à peu près contemporain des poètes mentionnés en dernier lieu, puisque son activité principale tombe vers la fin du règne de Saint-Louis.

Pour une hypothèse tendant à attribuer quelques pièces anonymes à Colin Muset, hypothèse qui est une quasi-certitude pour le no XL, voir plus loin, p. xiii.

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