CHANSONS I-I1I
Auteur : Gontiers (c.-â-d. Gontier de Soignies). Ce nom ?
lit dans la pièce menu, v. 47.
Versification :8abababab-h refrain. — Coblas singulars. — Pour rétablir la rime au v. 3, il faut lire, au singulier, toute la gent, malgré le verbe au pluriel. A la fin des couplets II- IT, le refrain n'est qu'amorcé.
Leçons rejetées du manuscrit : I, 7 porsaint (porprent, adopté ici, est une correction de Scbeler).
II 16-7 manquent.
III 24 sors.
III. — Fois, loiaulteis, solais et cortoixie par Aubertin d'Araines.
Raynaud, 1 119.
Manuscrit et édition diplomatique : C, fol. 82 (Archiv, XLII, 309). La pièce est ajoutée postérieurement au manuscrit.
Éditions : Dinaux, Trouvères artésiens, p. 48 ;Ed\v. Jàrnstrôm, Recueil de chansons pieuses, I, n° XXXVII, p. 95.
Auteur : Aubertins dez Arenos (rubrique du manuscrit : la table porte : Aubertins Marenos) ; il faut peut-être entendre Aubertin d'Areynes ; voir V Introduction.
Versification : 10 a b a b b a b. Coblas unissonans.
« Cette forme strophique est fréquente dans la poésie des trouvères. Gace Brûlé s'en est servi deux fois (Raynaud 42 et iyj 9). Perrin d'Angicourt (R. ij6j), Guillebert de Berne-ville (R. 1619), Andrieu Contredit d'Arras (R. jjj) et d'autres Vont employée. Nous la connaissons par une vingtaine de pièces, identiques aussi pour la répartition des rimes féminines et masculines à celle a" Aubertin. Il y a même, dans le manuscrit de Berne, une chanson d'amour (R. 1220) attribuée à un trouvère nommé Jehans li Taboreires de Mes et représenté dans les chansonniers par cette pièce unique, dont les trois derniers couplets ont exactement les mêmes rimes que notre chanson pieuse. Il nous semble hasardeux de voir là autre chose qu'une simple coïncidence » (Jàrnstrôm).
Leçons rejetées du manuscrit. — II 9 Pour écarter la césure épique, Jâmstrôm supprime moût — 13 desploiee.
III 15 jel d. — 20 faceteis a été changé après coup en facetels.
IV 22 loiauteis a été changé après coup en loiailteis.
VI 36 Pour écarter la césure épique, Jàrmtrôm supprime He.