I.as de chanter sous la fcnêlrc close
Des <^cns heureux qu'importune ma voix,
D.ins un manteau fait de brume morose,
]'ai pris, tout seul, le chemin des grands bois.
Là, sans témoins, pour la brise attentive,
Pour les esprits cachés dans les buissons,
l"ai caressé ma guitare plaintive.
Va j"ai chanté mes plus belles chansons.
Le venl d'ivuiomne avait rouillé les branches Où se groupaient tristement les oiseaux ; Moi, j'évoquais la saison des pervenches, Des nids jascurs bercés par les rameaux. Du ciel fermé j'ouvrais toutes les portes ; Et les pinsons, en prenant leur essor.
Ont fiùt tomber sur moi les feuilles mortes Qui scintillaient comme des écus d'or.
Lorsque la nuit flotta sur la clairière, le vis soudain une fée aux yeux Lieux ; Ses pieds mignons cfileuraient la bruyère, Des vers luisants étoilaicnt ses cheveux,
Et, me donnant un baiser dont la flamme Emplit mon cœur de sublimes frissons, Elle m'a dit : (f Pour moi qui suis ton âme Chante toujours tes plus belles chansons ! »
Le licliqiiaire
l'OESIE Di;
Aymé Magjiien.
Le Reliquaire
Allegretto.
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De. l'amour troublant de na guè ^ re,
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Garde tou -jours. De frè les f leursque les au
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Me rendent à pre sent. fa
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Ce sont les choses su lan ..
De mes a . ^ .raouis.
Le Reliquaire
J'ai retrouvé le reliquaire
De l'amour troublant de naguère,
Des souvenirs que le mystère
Garde toujours, De frêles fleurs que les années Me rendent à présent fanées; Ce sont les choses surannées
De nos amours.
De ce reliquaire s'exhume, Comme d'un long voile de brume, L'indéfinissable amertume
De mon regret.
Mais c'est bien fini de l'ivresse Des baisers échangés sans cesse Et je n'ai plus de ma maîtresse
Qu'un blond portrait.
Malgré le charme d'autres lèvres Qui surent me donner les fièvres De l'extase et des rêves mièvres,
Je l'aime encor, Et, triste, je revois l'aimée Souriante et comme pâmée Par mon baiser sur le camée
D'ivoire et d'or.
Souvent je pleure, quand je pense A cet amour d'adolescence Qui s'effeuille dans le silence
De l'avenir, Mais j'aime encor le reliquaire De mon amante de naguère Et je garde, empreint de mystère,
Son souvenir.
Séparons-nous
Léon Durocher.
« Tu veux partir... Séparons-nous! »
Léon Durocher,
Séparons-nous
Andantlno.
avec expression.
Tondouxnora, je l'avais gia vé Au fond des
grands bois ^ sur un che ne, Ton doux nom, -je l'avais gra
vé Mais ton coeui'dun au tie a rè vé. Adieu-
Uu peu animé.
donc! Bri^se no ..tie , thaï ^ne Comme on
rit.
jj.'-'i- r F f "^'^irr > J' i (, > J' .^
bnse un lacel quL gè ne.. A quoi. boucles regrets ja ^ , bien retenu
- lûux? Tu veux paL tir- Sé pa ions-nous!
Ton doux nom, je l'avais gravé Au fond des grands bois sur un chêne, Ton doux nom, je l'avais gravé...
Mais ton cœur d'un autre a rêvé.
Adieu donc ! Brise notre chaîne Comme on brise un lacet qui gêne.
A quoi boules regrets jaloux ?
Tu veux partir : Séparons-nous !
Nous avions au bord du ruisseau Dont chantaient les fines dentelles, Nous avions au bord du ruisseau Cousu nos coeurs au fil de l'eau.
Un éclair brûlant tes prunelles, Tu parlais d'amours éternelles...
A quoi bon les regrets jaloux ?
Tu veux partir : Séparons-nous !
Je t'aimais d'un amour profond Tout plein de rêveuses tendresses, Je t'aimais d'un amour profond Où le cœur s'abime et se fond...
Tu désires d'autres caresses.
Tu réclames d'autres ivresses ! . . .
A quoi bon les regrets jaloux ? Tu veux partir : Séparons-nous !
Du ruisseau perdu dans les bois, Si mes pas reprennent la route, - Du ruisseau perdu dans les bois J'irai seul entendre la voix.
De mon cœur le sang goutte à goutte S'épandra... J'en mourrai sans doute!
A quoi bon les regrets jaloux ?
Tu veux partir : Séparons-nous !
Le vieux Banc
POESIE DE