‹ Chansons tendres. Préf., couverture, aquarelles et dessins hors texteChapitre 13 sur 19 · C. F2i\\Qt · texte numérisé non relu

C. F2i\\Qt

Le vieux Banc

Andaiiiiiio

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Ce soir-là vous étiez certes la plus jolie : C'était fête au château, vous en souvenez-vous ? En valsant, j'aspirais ce parfum de folie Qui tait que vos amants implorent à genoux. Je murmurais des mots d'amour à votre oreille, Je sentais contre moi votre cœur se briser ; J'admirais vos grands yeux, votre bouche vermeille Entr'ouverte pour un baiser.

Nous allâmes alors dans le parc solitaire, Enlacés, frémissant du souffle de la nuit, Il me souvient aussi que sous la lune claire. Passaient de grands oiseaux qui s'enfuyaient sans bruit. Et nous allions ainsi charmés du même rêve, Le beau rêve troublant de nos tendres amours ; Je vous jurais tout bas de vous aimer sans trêve, De vous aimer toujours... toujours I

Ce fut là, sur ce banc, que recouvre la mousse. Que je pris votre cœur et votre âme d'enfant ; Dans l'infini profond glissait la brise douce. Emportant jusqu'au ciel notre amour triomphant ! Vos aveux me troublaient comme une mélodie Qu'on entendrait au loin, par le calme des soirs, Je voyais dans vos yeux la tendresse infinie Qui nous verse tous les espoirs.

Je rêve, maintenant, dans le parc solitaire : Mes cheveux ont blanchi, Madame, mais mon cœur Est le même qu'un soir, où sous la lune claire, Dans vos bras, un instant, j'ai connu le bonheur ; Je cueille le grand lys que la rosée entr'ouvre, J'y revois votre grâce et je reviens toujours M'asseoir sur le vieux banc que la mousse recouvre, Songer à nos brèves amours.

Vous êtes si jolie/

POESIE DE

Léon Sues.

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Vous êtes si jolie !

Vous êtes si jolie, ô mon bel ange blond 1 Que ma lèvre amoureuse en baisant votre front

Semble perdre la vie !

Ma jeunesse, mon luth et mes rêves ailés, Mes seuls trésors, hélas ! je les mets à vos pieds :

Vous êtes si jolie !

Vous êtes si jolie, ô mon bel ange blond 1

Que mes yeux éperdus partout vous chercheront.

Pardonnez leur folie !

Je ne suis que poète et, dans ma pauvreté, Je compte sur mon coeur et sur votre bonté :

Vous êtes si jolie !

Vous êtes si jolie, ô mon bel ange blond 1

Que mon amour pour vous est un amour profond

Que jamais on n'oublie 1 Pour vous plaire la mort ne me serait qu'un jeu, Je deviendrais infâme et je renierais Dieu :

\'ous êtes si jolie 1

Romance fanée

POESIE DE

Léon Durocher.

Romance fanée

Moderato.

E wi .qut-z-vdus quel que toiï. sdii> snu

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duii qui viulait iiiius uis tiui ie. Au boih dou> e ga.

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les. ..Et nous venions d'avoir vinfl ans.

Romance fanée

Evoquez-vous quelquefois sans sourire

Le soir où l'on s'aima, Où Cupidon, qui voulait nous instruire,

Au bois nous égara ?

Dans vos cheveux j'avais mis des pervenches,

Marquise, et votre main Pressait mon bras quand soudain sous les branches

Se perdait le chemin.

Les nids bercés par les ramures Qu'étoilait un soir de printemps Exhalaient leurs tendres murmures...

Et nous venions d'avoir vingt ans !

Vous m'avez dit : « Arrctons-nous de grâce 1

Arrêtons-nous un peu.

j'ai tant couru qu'à la fin je suis lasse...

Dormons sous le ciel bleu. »

Votre front pur, penché sur mon épaule,

Voulut s'y reposer ; Ma lèvre alors, tel un souffle qui frôle,

Cueillit un long baiser.

Les nids bercés par les ramures Qu'étoilait un soir de printemps.

Exhalaient leurs tendres murmures...

Et nous venions d'avoir vingt ans '.

Evoquez-vous quelquefois sans sourire

Le soir où l'on s'aima, Où Cupidon qui voulait nous instruire,

Au bois nous égara ?

Pour moi, je sens perler à ma paupière

Un pleur, un pleur très doux, Quand je vous vois, au vent de la clairière,

Dormir sur mes genoux.

Les nids bercés par les ramures du'étoilait un soir de printemps.

Exhalaient leurs tendres murmures...

Hélas ! nous n'avons plus vingt ans !

Le Printemps

à pleins Verres

POESIE. DE

Léo/7 Durocher.

« Buvez, buvez le printemps à pleins verres! » Léox Durocher.

Le Printemps à pleins Verres

^ Allegro.

^iv^ j j jj r=^

Je suis le. pi'in. temps joy

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