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L' omble s'accioit et lampe veis la
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uiuuliiiis d'or qui pai>>eiit dan;, le^ ciel.
L'Étoile du Berger
L'ombre s'accroît et rampe vers la plaine ; Du vieux clocher tinte et pleure l'appel. Le vent du soir effiloche la laine Des moutons d'or qui paissent dans le ciel.
Rentrons, ma mie, en suivant la saulée, Ton corps mignon blotti contre mon bras; Un souffle ticJe embaume la vallée Et nous invite à ralentir nos pas.
Arrêtons-uous, puisque la brise est douce, Puisque la lune argenté le chemin,
Puisque les fleurs scintillent sur la mousse, Puisque ton cœur palpite sous ma main,
Arrctons-nous près du ruisseau qui passe : Cueillons les fruits du mystique verger ; Et qu'en tes yeux où rayonne l'espace Brille pour moi l'étoile du berger !
La Fée aux Cheveux d'or
POESIE DE
Maurice Boukay.
La Fée aux Cheveux d'or
Ândantino.
il é tait u ne fois, 'rai >.
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U » ne t'ee aux che veux si
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blonds Qu'ils semblaient d'or pris aux ra.yons De
quel „ que ce les te cou ron^ne. Il
é__ tait u ne t'ois rai giioa no..
Il était une fois, mignonne, Une fée aux cheveux si blonds Qu'ils semblaient d'or pris aux rayons De quelque céleste couronne, Il était une fois, mignonne.
Vers les étangs, près des pervenches, Le fils du Roi la vit passer, \''oulut ses cheveux embrasser :
La Vierge s'enfuit sous les branches.
Vers les étangs, près des pervenches.
Nymphes des bois, sylphes de l'onde La cherchèrent longtemps, longtemps; S'en revinrent près des étangs.
Las d'avoir fait le tour du monde, Nymphes des bois, sylphes de l'onde.
Soudain, vers les blondes étoiles, Un feu follet prit son essor:
C'était la fée aux cheveux d'or Qui s'en allait pure et sans voiles, Briller vers les blondes étoiles.
Si le fils du Roi, ma mignonne, Vers tes beaux cheveux tend sa main.
Dis-lui de passer son chemin, Pour qu'un jour ta beauté rayonne Comme la fée au ciel, mignonne.
Mélancolie
POESIE DE
Armand Silvestre.
Mélancolie
nesse! Dans un rê-ve d'à mour j'aurais su t'ent'ei
nitr: Tut itiiait. U printemps, le jour, l'espoir d'ai-
nier. Pouiquoi ne se peut - il que notieà ge re
j.hh;,J^jJ'p|J'> J' >;,j>
. naisbd Que oe .t'a.L-je connue au temps 4^ ma jeunesse!
Mélancolie
Que ne t'ai-je connue au temps de ma jeunesse ! Dans un rêve d'amour j'aurais su t'enfermer : Tout renaît, le printemps, le jour, l'espoir d'aim«. Pourquoi ne se peut-il que notre âge renaisse I Que ne l'ai-je connue au temps de ma jeunesse!
Que ne t'ai-je trouvée au revers d'un chemin. Sur la route perdue et de tous rebutée 1 Doucement, dans mes bras, je t'aurais emportée, Un baiser sur le front et des fleurs dans la main. Que ne t'ai-je trouvée au revers d'un chemin !
Que ne t'ai-je donné le meilleur de ma vie ! L'or fragile et vivant de mes bonheurs perdus, Ce que m'ont pris le rêve et les baisers vendus!. Comme un prêtre à l'autel, que ne t'ai-je servie I Que ne t'ai-je donné le meilleur de ma viel
La Cinquantaine
Qeorges Courteline.
Duo sentimental
Vîud ' La ff-rain.
(^T^r lUfJO'J Jj'l.l j.}m
Vnij.i vt'.iuji' f-nfii) (."i-îH -.f'nK;i ne. Fi't;' i
<^^ j I J^J J'7T"J ■■> '''ilf >^^
(("t-ui'Cfranie rlu mij\p iiu. (JuivMt i ti fleui ir la linqua:)
F. h' nimf
. tdi iif I) une uni on qut- lien n'a pu flH tni HeJa.sîle
t^rup^ tuit Hvec les an ne e!5.'Mais.M rhi\ei poudit nos cheveux
(jr J -^j.l jlJ^ji'JV,Jir ^'^' J^
blancs, Baisons pruitant nos lèvies embau raé es Nosto-uis ma
.M'deValbe. Ensemble.
i-J J' j^j^i,ii|i:i.J ''l-ijyi
Jeanfle.oiil toujours leurs vingt ans! . Viens.ma chéri e,
f ^j. J,|->|.IJJI^^^^^^
(L instant ch;Hmant)Dans la piaLii . e Courir gaî raent,
^^J.J^|p-|.i J Jl^
Viens. ahiviens vi te! L'air paifu mé. Tout nous in vi te A la^l ^
J-JiK'-l^-^^JJUf J'
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nous ai raer. Tout nnus Hi\i . te A nous ai mei'.
La Cinquantaine
Voici venue enfin cette seaiaine,
Fête du cœur comme du souvenir,
Qui voit ici fleurir la cinquantaine
D'une union que rien n'a pu flétrir.
Hélas 1 le temps fuit avec les années !
Mais, si l'hiver poudre nos cheveux blancs,
Baisons pourtant nos lèvres embaumées 1
Nos cœurs, ma Jeanne, ont toujours leurs vingtans!
Viens, ma chérie
(L'instant charmant!)
Dans la prairie
Courir gaiment.
Viens ! ah ! viens vite!
L'air parfumé,
Tout nous invite A nous aimer !
lus
lin vain les ans, fuyant à tire-d'ailes, Sur nos baisers luirent cinquante fois ; Le même feu qui darde en mes prunelles Garde à mon front ses pudeurs d'autrefois. Viens donc encore, étrange magicienne, Griser mon œil de tes charmes troublants. En rougissant, mets ta main dans la mienne. Nos cœurs, ma Jeanne, onttoujours leurs vingt ans I
\'iens, ma sirène,
Comme autrefois,
Courir, ma reine,
Au fond des bois.
\'iens de ma vie
Astre pâmé !
Tout nous convie
A nous aimer.
' bis
Toc, toc ! Qui frappe à cette heure à la porte ? Ciel ! c'est la mort ! Jeanne, ne tremble pas. La mort n'est rien, si notre ampur plus forte, Survit encore au plus prochain trépas.
Dans le cercueil, où nos cendres glacées Sommeilleront en l'horreur des néants, Pour nous chérir au bout de mille années, Nos cœurs, ma Jeanne, auront encor vingt ans!
Viens sous la nue !
Entends vraiment
La voix émue
De ton amant I
L'instant suprême
Prêt à sonner
Veut que l'on s'aime !
Viens nous aimer.
bis
Liberté
POESIE IJE
Stephan Borclèse.
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' I 1' !■ ti<J < j, |J' I !
qui fait la joi , e? Ce n'est pas d'à
J i- I j\ J' ; ri' j^ - j
voir Beau pour.pwnt de soi e. To«[u«
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peau de the viet
Liberté
A'oulez-vous savoir Ce qui fait la joie ?
Ce n'est pas d'avoir Beau pourpoint de soie, Toque avec sequins, Riche collerette, Ni fins brodequins En peau de chevrette.
Ce n'est pas d"avoir Le titre de page.
Titre sans pouvoir Qui n'est qu'esclavage, D'être le jouet D'une châtelaine, Servant à souhait Ses jeux ou sa peine.
te.
Ce n'est pas, la nuit, D'aller en gondole Promener l'ennui De la belle idole, En lui récitant Des vers faits pour elle, Ou bien lui c'nantant Quelque ritournelle
Ni de son baiser Endurer l'ivresse, Sans jamais oser Lui dire : « Maîtresse, Reçois à ton tour La même caresse, Amour pour amour, Je t'aime, maîtresse! »
Non, le vrai bonheur Est de vivre libre, A ces mots mon cœur S'ensoleille et vibre.
Reprenez pourpoint.
Toque et collerette.
Et ne croyez point Que je les regrette.
J'emporte seize ans Pour bagage unique ; Seize beaux printemps Font riche tunique,
Et je vais errer Libre à l'aventure, Heureux èe chanter Pour Dame Nature !
Folie d'Amour
POESIE DE
Pierre Kok.
Folie d'Amour
Aricîaiitîiio,
Je t"aime ii mon tour, Je suis fou il'a
ir.our, 0 ma temlrc a - mi - e Gucris ma fo
li - c:
Si tu m'as ai
J ' r F -^vMf ^'' i; ^fî^
nié Au mois par - fu - mé, ïu vois, je t'im
rail.
plo - re, Parle et t-hante en
co - n
L'ancienne eban - son Qui perd ma rai - son.
Folie d'Amour
Je t'aime à mon tour, Je suis fou d'amour, O ma tendre amie, Guéris ma folie !
Si tu m'as aimé Au mois parfumé, Tu vois, je t"implore, Parle et chante encore L'ancienne chanson Q.ui perd ma raison.
Oui, j'ai méconnu Ton charme ingénu, Ta douce caresse, Ton air de tristesse, Et chaque matin Un charmant lutin \'ient dans ma chambrette Me conter fleurette, Mais je pleure en vain, Le front dans ma main.
Et voilà pourquoi.
En pensant à toi, Gente demoiselle Parfois trop cruelle.
Mon cœur affolé Loin s'en est allé.
Et telle est l'histoire Sans beaucoup de gloire Du beau troubadour Qui mourra d'amour.
Le Pain de V Amour
POESIE DE
Léon Diirocher.
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Le Pain de l'Amour
Alieffieftfi
Le. jou!'(|iii fVafi.pî Fiiâ U - aK,.«.tiîK Vient d'in.terroru.pK' rQf^)s«^fa metT^-— -
. Dans ma eharobreup. (i?Hy'Oi>- p<^-Ji'^ - H'' Et raoïi
J ^ r jg!ri^:[ f- "'"Zf^'^ ^
eur s em ,p[it de so . leil.
4^'i^T r r ii J'''''ijj'; /jf ^
En b'e vêillanl.la oie a tu le Demande.au
^^\\' J J J J jJ bJ:f iir r ,^ ^N^'>w'
<;iel sa nouiii tu re... llieu. (lutre f'e ie, chaque rit O
jour, Donnez-nous !e pain de la raoui''
Le jour qui frappe ma fenêtre Vient d'interrompre mon sommeil ; Dans ma chambre un rayon pénètre, Et mon coeur s'ernpHt de s.oleil...
En s'éveillant, la créature Demande au Ciel sa nourriture...
Dieu, notre Père, chaque jour, Donnez-nous le pain de l'amour !
Pour braver les soucis moroses Je réclame au maître des cieux Le pur froment des lèvres roses, La douce manne des yeux bleus...
Sans un clair regard qui l'enivre, Sans un baiser, qui pourrait vivre ?.
Dieu, notre Père, chaque jour, Donnez-nous le pain de Tamour !
Bien que, nourrice antique et sainte,
La terre produise le pain,
Vers l'infini monte la plainte
Des malheureux mourant de faim...
Mais la mort est bien plus cruelle De ceux que dédaigne une belle...
Dieu, notre Père, chaque jour, Donnez-nous le pain de l'amour !
Amour infidèle
PO?:SIE DE
Raphaël May.
Allegretto.
Ten.dres pa ro Ies a raou reu ses Ou
vous en alJez-vous men teu ses? Hé las!:
:j,i p-pi^p Iff^ i'|,Ji i'I'^^
nt Où s'en va le sei-raent fii vo le. Où
!■ i'i|ji ;^ I ji j-, I j j ^, -^ I
va. la feuilJe qui s'en vo le^TT! Au gré du
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vent' Et l'on a cru, bonjieur su prè.me,
A tout ja mais, La bouche qui disait: je
t'ai rae! Qui blas phé raait! ^
Amour infidèle
Tendres paroles amoureuses,
Où vous en allez-vous, menteuses ?
Hélas ! souvent Où s'en va le serment frivole, Où va la feuille qui s'envole
Au sré du vent \ " "
Et l'on a cru, bonheur suprême,
A tout jamais, La bouclie qui disait : je t'aime !
Qui blasphémait !
Regard divin, tendre sourire Qui vous appelle, vous attire
Et vous surprend, Où, tout ému, vaincu d'avance, Na'ivement et sans défense,
Le cœur s'éprend ; Sourire qui semble candide,
Dont la beauté Sert à dissimuler, perfide,
La fausseté 1
Et vous, enivrantes caresses, Voluptueuses et traîtresses,
Baisers de feu ; Etreinte folle où seule une âme S'abandonne et, grimace infâme
Qui n'est qu'un jeu.
Puis, tout fuit et dans la souffrance,
Le front pâli, On ne garde que l'espérance,
Du temps, l'oubli !
Les Femmes de France
POESIE DE
Armand Silvestrc.
Les Femmes de France
Air.' inoH'.' ma non troppo f
^'iirj ïy- yy- y i\ >i
La paix fé Goii de nos sil
4'" ;. l'^ J'> ^- Hr~f
loiis: Mais que demain^ vienne Ja guer
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re.
Et Lon ver ra nos ba tail
4«ii ji- ^ji j^;i ^p- pifO
Ions Marche-r au feu. comme na guè
. vSi, sous - le ciel, clair de l'é
jH p J> j, J. J'^^
- té, Fkujjt Lar Jjre Je. L'es.— pé ran
fi J' J' .^f p
C'est que Dieu -raè me l'a plan
te Dans le cœur des femmes de Fran ce!
La paix féconde nos sillons :
Mais que deniain vienne la guerre.
Et l'on verra nos bataillons Marcher au feu comme naguère.
Si, sous le ciel clair de l'été, Fleurit l'arbre de l'espérance, C'est que Dieu même l'a planté Dans le cœur des femmes de France !
La terre ne boit plus le sang Des blessés aux heures améres ; Sur ceux qui tombent dans le rang W'illent les femmes et les mères.
Si par les balles dévasté, Fleurit l'arbre de l'espérance, C'est que Dieu même l'a planté Dans le cœur des femmes de France!
Sous le talon des oppresseurs, Nos angoisses où donc sont-elles ?
C'est par les mères et les sœurs Que les races sont immortelles!
— io6 —
Si, dans l'air de la liberté, Fleurit l'arbre de l'espérance.
C'est que Dieu même Ta planté Dans le cœur des femmes de France
Id})lle lointaine
Léon Diirocher
Idvlle lointaine
Andantino.
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Et partons gairaeiit.si tu l'o ses. Pour le
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SOI', Al Ions la - bas. ber tes par Ion de.
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Dans la splendeur des so.leils d'yi- Dé -couvrir
rail
no - tre Nou veau Mon
Idylle lointaine
Mettons à la voile tous deux, Et partons gaîment, si tu l'oses, Pour les lointains mystérieux Noyés parmi les brumes roses; Sur les flots prenant notre essor, Allons là-bas, bercés par l'onde, Dans la splendeur des soleils d'or, Découvrir notre Nouveau Monde.
Mollement sachons atterrir Au bord de quelque île déserte Qui devra nous appartenir, Par nous seuls étant découverte.
Autour de ton front voltigeant, Blonde mie aux yeux de sirène, Des oiseaux bleus au bec d'argent.
Diront : « Salut à notre reine ! »
Or si quelque étranger brutal Veut nous voler la douce grève, Comme on tient au pays natal, Nous tiendrons au pays du rêve.
Près des flots tu me souriras, Me versant de divines fièvres ; Et pour tombeau prenant tes bras,.
Je saurai mourir sur tes lèvres!
L ^Ilc des Baisers
POESIE DE
Jules Méry.