PROMENADE EN MER
Moderato
dolce
caJrae et ia brise est douce, Sieds-toi près de
moi, sur i'es.cjuif ié . gtr, Que le bonJie
te pro . te . g^
L'océan est calme et la brise est douce; Sieds-toi près de moi sur l'esquif léger Que le bonheur guide et que l'amour pousse Pour te protéger.
Je veux que tu sois émue et charmée Par l'hymne éternel que disent les flots; Car ton âme est noble et n'est point fermée A tous leurs san2:lots.
Goûte à mes côtés l'ivresse de l'heure Où, toujours sublime en sa majesté, L'âme de la mer chante, gronde et pleure Dans l'immensité.
Promenade en Mer 103
Écoute : on dirait des voix caressantes D'amantes clamant, en un divin chœur, Le charme ingénu des amours naissantes En un jeune cœur.
Écoute : on dirait des voix violentes D'amantes hurlant, en un fou transport, L'horrible beauté des amours sanglantes Dont se rit la Mort.
Écoute : on dirait des voix résignées D'amantes pleurant, en leurs oraisons.
Défuntes amours, douleurs dédaignées, Viles trahisons.
C'est l'amour, vois-tu, qu'en sa liturgie L'Océan exalte éternellement, L'amour dont la blanche ou noire magie Rend sage ou dément.
L'amour, notre maître, ô ma douce reine, L'Amour-dieu par qui tout est enfanté, UAmour, qui régit le monde et le mène A l'Eternité !
Publiée avec lautorisation de M. DIGOUDE-DIODET, éditeur de musique, 3q. faubourg Saint-Martin, Paris.
A BSENCE
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raour a.vait fait son nid, Mes yeux ont pJeu
âme à mon cœur fer . raée, Ma mie a quit
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Ch
ansons vécues
té Tî le par.fu . mée., Ou toute es. pé
•ance est dé- jà fu - mée, Outout jo-Ji
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songe est presque fi . ni!
Absence 107
Ma mie a quitté l'Ile parfumée,
Où l'oisel d'amour avait fait son nid.
Mes yeux ont pleuré l'exil de l'aimée,
Car j'ai cru son âmie à mon cœur fermée.
Ma mie a quitté Tlle parfumée
Où toute espérance est déjà fumée.
Où tout joli songe est presque fini !
Ma mie a laissé dans l'Ile enchantée De son souvenir les troublants parfums.
La phrase d'amour, qu'elle m'a chantée, Est en mon esprit saintement restée.
Ma mie a laissé dans l'Ile enchantée Des mots pour fleurir m'a muse attristée. Des mots pour prier sur les jours défunts,
loS Ch
ansons vécues
Depuis ton départ, Tlle est désolée :
Y reviendras-tu chasser la douleur ?
La joie avec toi s'est vite envolée :
La voix de la Mer est triste et voilée. Depuis ton départ, l'Ile est désolée :
Y reviendras-tu, ma douce exilée, Terrasser l'ennui, héraut du malheur?
Publiée avec rautorisation de M. DIGOUDE-DIODET, éditeur de musique, 39, faubourg Saint-Martin, Paris.