PAYS DE COCAGNE
A mon ami Valéry Hermay en afecineiix hommage.
Moderato
3 d'>l(r fjrazioi
meiif,\ i»^ns t'tn ;iu cfuirmant P.i.ys de Co . c.i . gnt
Ch
ansons vécues
Si tu veux, Lison, Laisse ta raison Battre la campagne, Et, diligemment, Viens-t'en au charmant Pa3^s de Cocagne.
Pour y parvenir La voie à choisir Parmi les plus brèves, Est sans contredit, A ce que l'on dit, La route des Rêves.
Pays de Cocagne 143
Cette route là, Belle, suivons-là Marchant côte à côte, Il vaut certes mieux, En gravir à deux L'agréable côte.
Et quand nous serons
Très haut, nous prendrons
Pour char, ta couchette,
Où s'attellera
Eros qui saura
Nous conduire au faîte.
En ce beau pays, Des oiseaux exquis Vont à tire d'aile.
Ce sont tous les ris Par Cupidon pris Aux lèvres des belles.
ansons vécues
Et le ver luisant Que, chemin faisant, On trouve dans l'herbe, Sous des cils caché, Guettant le péché, Est un œil superbe.
Le fruit qu'on y voit Mûrit sous le doigt Qui Feffleure à peine, D'un sein rose et blanc C'est le pic tremblant Sous la tiède haleine.
Et plus loin, plus loin, Dans un petit coin Où l'ombre est très douce, Au versant du mont, Est un puits profond Entouré de mousse.
Pays de Cocagne 145
Puits mystérieux, D'où toujours pour ceux Qu'Eros accompagne, Sort la Volupté, Seule vérité Régnant en Cocagne î
Publiée avec l'autorisation de M. DIGOUDE-DIODET, éditeur, 3),, faubourg Saint-Martin, Paris.
UETENDARD
A mon ami Pierre Trimouillat^ afe^lueusement.
AHegro
3 gaîment '
pris l'enga-ge . ment De ser.vir dans le ré.gi
ment Qu'Eros a pour ro.ya . le gar - de,
Sur mon re.nom de grand pa^il.lard.Je fus nom.
i . li - ce pail - 1
Lorsque je pris l'engagement De servir dans le régiment Qu'Eros a pour royale garde.
Sur mon renom de grand paillard, Je fus nommé porte étendard De cette milice paillarde.
Lors, en bon courtisan du roi
Dont j'acceptais toute la loi,
Je voulus à ce chef suprême
Offrir le mystique trésor
D'un étendard aux franges d'or,
En entier construit par moi-même.
U Étendard 149
Et la hampe de mon drapeau Fut le bras, royalement beau, Que je pris au corps de ma belle, Qui me donna de ses cheveux Les longs fils dorés et soyeux Pour en tisser la brocatelle.
Ce fut du carmin de son teint Que sur l'étoffe d'or fut peint Le mot (f Volupté » pour devise; Et ce fut par un doux larcin Que j'obtins le pic de son sein Comme emblème de paillardise.
Publiée avec rautorisation de M. DIGOUDE-DIODET, éditeur, 3q. faubourg Saint-Martin, Paris.
CHANSOX DES FOSSETTES
A mon ami Ernest Jetot, affectueusement.
Irèa çjai fl Iv
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hé: les ri.res en.di8bles, les ri.res savamment pep.
nés en notes exqui. ses, Quels sont les abris ,fa.vo.
riç, Où se groupe vo.tre trou . pe?
No - tre pe - le . ton,
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