‹ Chansons, Volume 2Chapitre 10 sur 65 · MON AME · texte numérisé non relu

MON AME

Air : Des Scythes et des Amazone».

C'est, 4 t^^!? » quand je m^enîyre De gaîtë ,,. de vin et d'ainour , Qu'incertain du temps qui va suivre , J'aime à prévoir^çion dernier jour (W»)

n semble^ alors que mon imp me quitte.

Adieu ! lui ^-ie » à ce banquet joyeux : .

Ah ! sans, regret > .nu>n ^^ , partez vite \ ]..

£b souriant , res|pi|tç£ dans les cieux. ) Remontez^ remontes dan,s les cieux»

Vous prendrez la forme d*uB ange j De Tair vous parcourrez, les e&amps»

Votre joie y enfin sans mélange y Yous dictera les plus doux cLants^ L*ajfnable paix ^ que la terre a proscrite y Ceindra^ de fieurs votre front radieux»

Ah \ sans regret ^ mon âme » partez vite i £b souriant » remontez dans les cieux.

Remontez y remontez dans les cieux.

dbyGoo^Ie^

Vous avez vu tomber la glaire

D*un Ilion trop insulté ,

Qui prit l'autel de la victoire

Pour l'autel de la liberté»

Vingt nations ont poussé de Thersyte Jusqu'en nos murs le char injurieux.

Ab ! sans regret , mon âme , ^parlez vite :

En souriant , remontez dans les cienx.

Remontez , remontez dans les oieux»

Cherebez au*-dèssus des orages Tant de Français morts à propos y Qui, se dérobant aux outrages , . Ont au ciel porté leurs drapeaux» Pour conjurer la foudre qu'on irrite , Unissez-vous à tous ces d«mi-di'éux.

Ab ! sans regret ,, mon âme ,. partez vite :

En souriant ^ remontez dans les cieux.

Remontez , remontea dans les cieux»

La lil>erte'', vierge fe'ieonde y.

Règne aux cieux , qui vous' sont ouverts* L*aroour seul m*aidait en ce monde A traîner de pénibles fers»

Mais , dés demain , je çraius qull ne m'évite ,

..SMÉBÎgim

d bçOfer^gk !■■ I -^ J

(53) Pauyre captif, demain je serai yieuT.

Ah ! sans regret , mon âme , partez TÎte £n souriant, remontes dans les deux* Remontez , remontez dans les cieux.

N'attendez plus , partez mon âme , . Doux rayon de l*astre éternel I Mais passez des bras d'une femme Au sein d'un Dieu tout paternel.

L*Aî pétille à défaut d'eau bénite ; De yrais amis viennent fermer mes yeux« Ah ! sans regret , mon ,âine , partez yite :

£n souriant , remontez dans les cieux.

Remontez , remontez dans les ciehx,»

LE JUGF DE CHARENTON (i).

(novembre i8i6. )

Air : De la Cosaquî,

Un maître fou qui , dit-on ,

Fit jadis mainte fredaine ,

Dés loges de Cbarenton

S'^est enfui l'autre semaine $ Chez un juge, qui griffonnait , Il arrive et prend sîmarre et bonnet ,

Puis à l'audience , hors d'haleine , Il entre et soudain dit : Prechiy prêcha ,

£t patati , et patata , Prétons Bien l'oreille à ce discours-là.

(i) Allusion à un discours d'ouverture pro^ nonce par M» S,,,er^ Pr, de la Cour Rojalede Paris en Novembre i8i6 (Voyez le moniteur).

Charenton est un pillage près de Paris oii iljr a une maison de santé pour les aliénés.

« L'esprit saint soutient ma voix ,

« Et les accusas vont rire ;

« Moi l'inlerprc te des lois ,

« J*en viens faire la satire.

« Nous les tenons d'un impudent (i) A Qui , pour s'amuser, me fît président.

, « J'ai ^ng-temps vanl^ son empire , 4( Mais j'étais alors payé pour cela.

Et patati , et patata , .

Pouvait-on s'attendre à ce discours-là î

« Le drame et Galimafrd > « Corrompent nos cuisinières.

« En frac on voit un curé , « Et nos enfans ont trois pères.

« Le mariage est un loyer j

« On entre en octoLre , on sort en janvier.

« Les cachemires adultères (2)

« Nous donnent la peste , et ma femme en a.

Et patati , et patata ,

Il a mis de tout dans ce discours-là.

4^ Pour de'baucher un mari,

« Que les filles ont d'adresse I /i

(1) Napoléon. . > '!

(2) Vojez le discours.

. 4( Sous madame Dubarri

« Elles allaient à confesse.

« Ah I ({u*ei^fîn ( et le terme, est clair ) , « L'ëpouse et Tepoux ne soient qu'wie chair , . ^« Et vous , qui nous tentez sans cesse , « FJles , respectez Thahit que voilai

Et patati , et patata , Rien n'est pi us. moral que ce discoùrs-là.

. « Mais , triste effet du typhus , « Au lieu d'église on élève <ç Lé temple do dieu Plutus , .'« Qui aeta beau s'il s'acllHe.

« Par-tout régnent les.întrigans.

« On i\'interdit plus les extra vagans.

« Ce dernier point n'est pas u^ rêve , •^(Puisqu'ea robe ici )e dis tout cel^.

Et patati , et patata , On trouve du bon. dans ce discoufs-U.

Il pQUir:^uJivait sur ce Ion, Quand deux bisets , sous les armes , Remmènent à Charenton Cet orateur plein de chatmes.

Néanmoins Tavocat BéUàt

(3?) S*ecrîe : Ah I les fous ont bien du tafent I J'ai fait rire et verser des larmes ; Mais je n'ai rien dit qui valût cela.

Et patati , et patata , C'est moi qu'on sifflait sans ce discours-lâ.

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