LES CHAMPS
Air î Jkfon amour était pour Marie,
Rose , partons ; voici l'aurore :
Quitte ces oreillers si doux.
Entends-tu la cloche sonore
Marquer l'heure du rendez-vous ?
Cherchons , loin du hniit de la ville ,
Pour le bonheur un sûr asyle.
Tiens aux champs couler d'heureux, jours ;
Les champs ont aussi leurs amours.
Viens aux champs fouler la verdure ; Donife le bras à ton amant.
Rapprochons-nous de la nature, - Pour nous aider ^l\ife tendrement.
lyes oiseaux la ti*oupe e'véïllée 2. 4*
Nous appi^lU sous la feuiU,ee.
Viens au;&^bamp» cou}«r d'heureux jpurs. ^
Les champs ont s^ussi teurs. ameurs;
JNTous prendrons les goûts du village j
Le jour naissant t'éveillera.
Le jour mourant sous le feuillage
A notre couche nous rendra.
Puisses-tu, mai^resse adoréfB ,
Te plaindre encor de sa durëe I
VienS^ au^. chai|(^3, QQvi^er âlh^v^xeuTi jpurs j
Les champs ont aussi leurs amours.
Quand Vété vers un sol fertile
Conduit des moissonneurs nombreux ;
Quand , près d*eux ,. la glaneuse agile
Cherche l'épi, du. malheureux ;
Combien ,. sur les gerbes nouvelles ,
I)e baisers pri§ aux pastourelles j
Viens aux champs couler d'heureux jours j
Les champs ont aussi leurs amours.
Quand des,cp^l}ei|J^es dç l'.^mpinpp
S'épanche A. %H;V*?i doux, nectar , Près.dç }a., cuye qui, t^quillon^ne .
On voitj.ç'^^yer k v,icjJiard :
(39) Et cet oracle du TÏlIage Chante les amours d'un autre âge.
Viens aux cbamps couler d'heureux jours ; Les cbamps ont aussi leurs amours.
Allons ybiter des rivages ,
Que tu croiras d«s bords lointains.
Je verrai., sous d'épais ombrages,
Tes pas devenir incertains.
Le de'sir cherche un lit de mousse :
Le monde est loin ; l'herbe est si douce 1
Viens aux champs couler d*heureux jours ;
Les champs ont aussi leurs amours.
Oen est fait! adieu^ vains spectacles !
Adieu , Paris , où je me plus j
Où les beaux âris font des miracles ,
Où la tendresse n*en fait plus !
Rose , dérobons à Tcnvie
Le doux secret de notre vfe.
Vietis aux Tchamps couler d*hetiteux jours ;
Lies champs ottt ^us^si teurs amours.