‹ Chansons, Volume 2Chapitre 13 sur 65 · LE VIN ET LA COQUETTE · texte numérisé non relu

LE VIN ET LA COQUETTE

Air : Je tfflis bientôt quitter Vempire,

Amis , il est une coquette Dont je redoute ici les yeux.

Que sa vanité , qui me guette , Me trouve toujours plus joyeux.

C'est au vin de rendre impossible Le triomphe qu'elle espérait.

Ah ! cachons bien que mon cœur est sensible : La coquette en abuserait.

Faut-il qu'elle soit si charmante I Ah ! de mon cœur prenez pitié I Chantez la liqueur écumante Que verse en riant TAmitié.

Enlacez le lierre paisible Sur mon front , qui me trahirait.

Ah 1 cachons bien que mon cœur est sensible : La coquette en abuserait.

Poursuivons de nos épigrammes .

Ce sexe que j'ai trop aimé.

(46) Achevons d'éteindre les flamines Du flambeau qui m'a consumé.

Que Baccfaus , toujours invincibie i Ote à l'Amour son dernier trait.

Ab I cachons bien que mon cœur^est sensible La coquette en abuserait.

Mais l'Amour pre&sa-t*il la grappe D'où nous vient ce jus enivrant l J'aime eacor , Mion verre m'échappe :

Je ne ris plus qu'en aoupirant.

Pour fuir ce charme irrésûtible , Trop d'Ivresse enchaîne mes pas.

Ah I vous voyez que*mon cœur est sensible :

Coquette y n'en abusez pas'.

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