LE VIN ET LA COQUETTE
Air : Je tfflis bientôt quitter Vempire,
Amis , il est une coquette Dont je redoute ici les yeux.
Que sa vanité , qui me guette , Me trouve toujours plus joyeux.
C'est au vin de rendre impossible Le triomphe qu'elle espérait.
Ah ! cachons bien que mon cœur est sensible : La coquette en abuserait.
Faut-il qu'elle soit si charmante I Ah ! de mon cœur prenez pitié I Chantez la liqueur écumante Que verse en riant TAmitié.
Enlacez le lierre paisible Sur mon front , qui me trahirait.
Ah 1 cachons bien que mon cœur est sensible : La coquette en abuserait.
Poursuivons de nos épigrammes .
Ce sexe que j'ai trop aimé.
(46) Achevons d'éteindre les flamines Du flambeau qui m'a consumé.
Que Baccfaus , toujours invincibie i Ote à l'Amour son dernier trait.
Ab I cachons bien que mon cœur^est sensible La coquette en abuserait.
Mais l'Amour pre&sa-t*il la grappe D'où nous vient ce jus enivrant l J'aime eacor , Mion verre m'échappe :
Je ne ris plus qu'en aoupirant.
Pour fuir ce charme irrésûtible , Trop d'Ivresse enchaîne mes pas.
Ah I vous voyez que*mon cœur est sensible :
Coquette y n'en abusez pas'.