‹ Chansons, Volume 2Chapitre 12 sur 65 · LA COCARDE BLANCHE · texte numérisé non relu

LA COCARDE BLANCHE

COUPLETS FAITS POUR UN DINER OU l'ON CÉ^iÉ- BRAIT t.'ANNIVEBSAIRE DE LA PREMIERE EN- TREE DES RUSSES , DES AUTRICHIENS ET DES PRUSSIENS A PARIS.

(5o MARS 1816O

Air : Des Trois Cousines , ou Quand des ans la fleur printannière.

Jour de paix , jour de dëliyrance, V

Oui des vaincus fit le bonheur ; f - « . . . , , , *, \ chœur.

Beau jour qui yiat rendre a la France f

La cocarde blanclie et rhonneur ! j

Chantons ce jour cher à nos belles , Où tant de rois par leurs succès Ont puni les Français rebelles^ Et sauvé tous les bons Français.

Jour de paix, jour de dëliyrance , Qui des vaincus fit le bonheur;

Beau jour^ qpi vint rendre à la France La cocarde, Wancbe et l'honoeur !

Les étrangers et leurs cohoites Par nos vœux étaient appele's.

Qu'aisément ils ouvraient les gorles Dont nous avions livré les clés I

Jour de paix, jour de délivrance.

Qui des vaincus fit le bonheur j Beau jour qui. vint rendre à 1^ France La cocarde blanche et Thonneur !

Sans ce jour , qui pouvait répondre Que le ciel , coinidaiit no3 malheurs , N*eût point vu sur la tour de Londres Flotter enfin les trois couleur» !

Jour de paix,, jour de dâivr^nce , Qui des vaihcus 'fit le beoheur; Beau jour , qui vint rendre à la France La cocarde blanche et Fhonnenr I

On )ré|»6terà dans l'histoire

Qu'aux pieds deS) .Cosaques du Don ,

Pour nos soldats et pour leur gloire.

Nous avons demandé pardon.

Jour de paix , jour de déliVï'ânce , Qui des vaiucUs fit le bonheur; " Beau jour , qui vint rendre à la France La cocarde blanche et Thonneur !

Appuis de la noblesse sCntique y Buvons , après tant de dangers^.

Dans ce repas patriotique , Au triomphe des étrangers.

Jour dé paix , jour de délivrance , Qui des vaincus fit le bonheur; Beau jour, qui vint rendre à la France Là oo«arde blanche et l'honneur 1

Enfin y pour sa clépaeuce extrême.

Buvons au plus grand des Henris ; A «ce roi qui «ut, pai! lui^uiémey Conquérir «on trôiie et Paris,

Jour de paix , jour 'de délivrance , Qui des vaincus fit le bonheur ; Beau jour , qui vint rendre à la France La cocarde blanche cft l*kMincnr l

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MON HAfclT.;

" Air : Vaudeville de Décence.

Sois-moi fidèle, ô pauvre habit ^e j'aime 1 Eusemble nous devenons vieux.

Depuis dix ans je te Brosse moi-même , Et 3Qcrate n'eût pas fait mieux.

Quand le sort à ta mince ëtoffe Livrerait de nouveaux combats , •

Imite*moi; rësiste en philosophe.

Mon vieil ami , ne nous séparons pas.

Je me souviens , car j'ai bonne mémoire , I>u premier fot^r où je te mis.

C'était ma fête , et , pour comble de gtoire , Tu fus chanté par mes amis, Ton indigence , qui m'honore , Ne m^£t point banni de leurs bras.

Tous ils sont prêts -à nous fêter encore;

Mon vieil ami, ne nous séparons pas.

A ton revers j'admire une reprise ; C'est encore un doux souvenir.

Feignant un soir de fîiir la tendre Lise,

Je sens sa main me retenir.

On te déchire , et cet outrage

Auprès d'elle enchaîne mes pas.

Lisette a mis deux jours à tant d'ouyrage :

Mon vieil ami , ne nous séparons pas.

T*ai-je imprégné des flots de musc et d*aml>re.

Qu'un fat exhale en se mirant î M'a-t-on jamais vu dans une antichambre

T'exposer au mépris d'un grand ?

Pour des rubans la France eutière

Fut en proie à de longs débats ; La fleur des champs brille à ta boutonnière j

Mon vieil ami, ne nous séparons pas.

Ne crains plus tajdt ces jours de courses vaines.

Où notre destin fut pareil ; Ces jours mêlés de plaisirs et de peines ,

Mêlés de pluie et de soleil.

Je dois bientôt , il me le semble , • Mettre pour jamais habit bas.

Attends un peu^ nous finirons ensemble.

Mon vieil ami , ne nous séparons pas.

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