‹ Chansons, Volume 2Chapitre 37 sur 65 · LE RETOUR DANS LA PATRIE · texte numérisé non relu

LE RETOUR DANS LA PATRIE

Air: Suzon sortant de son cilla ge ^ ou : Votre fortune est faite.

Qu'il ta lentement le navire A qui j'ai confié mon sort 1 Au riva^ ou mon cœur aspire.

Qu'il est lent à trouver un port !

France adorée !

,• Douce contrée !

Mes yeux cent fois oat cru te découvrir.

Qu'un vent rapide Soudain nous guide

(rào )

Aux bords sacrés «ù je rerieûs nooiir.

Mais enfin le «Mtclot crie :

Terre I terre ! lâ-iias , voyeE ! -- Ah I tous mes 'maux «ont oubliés.

Sâî«i à ma patrie! (<*r)

Oui 9 voilà les tmss de Ft»wit; Oui , ^oil le port vatte et siar , Voisin des champs ou mon enfance SVcoula sous un yh ^^'y*^ obscur*

France adorée I

Douce contrée!

Après vingt ans , enfin , je te revois.

Dé mon village

Je Vois là plage j Je vois fumer la cime de nos toits.

Combien mon Unie est attend'Tie f Là furent mes premièi^es «tHiours ; Là , ma mèi^ m'attend toufourflu •

Saliit à ma patrie 1

Loin de mon berceau , jeune encore , L'inconstance emporta mes pas Jusqu'au sein des mers ok- l'aurore . 3ourit aux plus riehes -Gtiauits.

France adorëe I

Douce contrée I Dieu te devait leurs fécondes chaleurs.

Toute Tannée ,

Là, brille ornée De fleurs , de fruits, el de fruits et de fleurs Mais là , ma jeunesse fle'trîe Rêvait à des climats plus chers; Là, je regrettais nos hivers.

Saliit à ma patrie!

J*ai pu rac h'we une f amiile , £t des trésors «l'^taieAt promis.

Sous un^ciel où iô çatig pétille, A mes vœux Tamour fut soumis.

France adorée !

Douce contrée!

Que de plaisirs qutttés poi» te revoir!

Mais sans jeunesse ,

Mais sans ri<;hesse, Si d'être aimé je dois perdre 'l'^fîsp^r ; De mes amours , dans la praii^e, '• Les souveuirs seront préséens'j C'est du soleil pour mes vieux ans.

Salut â ma patrie I 2. n

Poussé chez des peuples sauvages Qui m'offraient de régner sur eux, J*ai su défendre leur rivages Contre des ennemis nombreux.

France adorée !

Douce contrée 1 Tes champs alors gémissaient envahis^

Puissance et gloire,

Cris de victoire , Rien n'étouffa la voix de mon pays j De tout quitter mon cœur me prie :

Je reviens pauvre, mais constant.

Une bêche est U qui m'attend.

Salut à ma patrie I

Au bruit dés transports d'allégresse , £nfiu le navire entre au port.

Dans cette barque oii l'on se presse.

Hâtons-nous d'atteindre le bord.

France adorée !

Doupe contrée !

Puissent tes fils te revoir ainsi tous !

Ënlîn j'arrive.

Et sur la rive Je rends au ciel, je rends grâce à genoux.

Je l'embrasse , 6 terre cb^rie I Dieu ! qu'un exile' doitl souffrir !

Moi y dç'sormais , je puis mourir.

Salut à ma patrie !

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