‹ Chansons, Volume 2Chapitre 51 sur 65 · LES ROSSIGNOLS · texte numérisé non relu

LES ROSSIGNOLS

Air : C*est à mon maître en Vart de plaire.

La nuit a ralenti les heures :

Le sommeil s*ëtend sur Paris.

Charmez IVcho de nos demeures $

£yeitiez-yous , oiseaux chéris.

Dans ces instans où le cœur p^âse,

Heureux qui peut rentrer en soi 1

De la nuit j*aime le silence $

Doux rossignols , chantez pour moi (&iV.)

Doux chantres de l'amour fidèle , De Phrynë fuyez k séjour :

Phrynë rend chaque nuit noureHe Complice d'un nouyel amour.

Eu yain des baisers sans iyresse Ont scelM des sermens sana foi $ Je crois encore à la tendresse :

Doux rossignols , chantez pour moi*

Pour vous il n'est point de Zoïle ; Mais croyez-vous , par vos accords ,

( «66) Toucher Tayar^ , au cœur stérile , Qui compte à présent ses trésors f Quand la nuit , favorable aux ruses , Pour son or le remplit d'effroi , Ma pauvreté sourit aux muses :

Doux rossignols , chantez pour moi.

Vous qui redoutez Tesclayage »

Ah 1 refusez vos tendres -airs A ces nobles qui, d'âge en ige.

Pour en donner portent des. fers.

Tandis qu'ils veillent en silence^ Debout , auprès du lit d'un roi C-est la liberté que j'encense :

Doux rossignols , chantez pour moi.

Mais votre voix devient plus vive :

Non , vous n'aimez pas les méchans.

Du printemps le parfum m'arrive Avec la douceur de vos chants. i; La nature , plus belle enicore , Dans mon cœur va graver sa loi.

J'attends le réveil de l'aurore :

Doux rossignols , chantez pour moi.

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