‹ Chansons, Volume 2Chapitre 57 sur 65 · JLA MARQUISE DE PRETINTAILLE · texte numérisé non relu

JLA MARQUISE DE PRETINTAILLE

Air : J^ veux être un chien , A coups à^ pieds ^ à coups et poings.

Marquise à trente quartiers pleius , J*ai pris mes droits sur les vilains :

£q amouf* j'aiipe la «anaiile , D'un ton fier. je leur dis : Venez..

Mais sous mes rideaux, blasonnés , Vils roturiers , Respectez les quartiers De la marquise de Pretiutaille.

Sacrifierais-je à mes attraits

Des gentilshommes damerets ,

Oui n'ont ni carrure , ni taille \

... ' uU

Non , mais j*accabie cent, gredins " ^

De mes feux et de mes dédains.

Vils roturiers ,

Respectez les quartiers .

De la marquisQ de Pretintaille*

Je yeux citer les plus marquans , 2. 17

( 194 ) Bien qu'après coup tous ces croquans Osent me traiter d'antiquaille :

Je roa suis \ ^ux yeux de» malins , Qu'une sayonnette à vilains* Vils roturiers , Respectez les quartiers De la marquise de Pretintaille.

Mon laquais ^tait tout porté j Mais il parle de Kberté : -

De mes parcbemnis â se raille.

Paix 1 lui dis-je , et trarte un peu mieiix Ce que je tiens de mes aâleux.

Vils rolurrers , Respect e2 le» quartiers De la marquise de Pretintaille* .

Arrive après mon confesseur : . .

Du parti sacre défenseur, .

Il serré de' près son ouaillc.

Avec nioi \ son front virginal Vise au chapeau de cardinal.

Vils roturiers , Respectez les quartiers De la marquii^é' de^Pretintaille,

Je veux corroBipre un d^iAé : Pour l'amour et la liberté , n ^tait plus durai t{a'inie ea^Ue^ L'aveu que:ina iiouobe èctmyift '^ Mit les tiroits de l'Iioinme à t}uift.

Vils rotuFJevs , Respectez les qaartKrs • De la marquise de PipetialbaUle,

Mbn fermier , Lutor Lieu nerveux , Dont la charte a comblé les vœux , Dénigrait la |[Ièbe et la faille i Mais je lui fis voir , à loisir , Tout ce qu'on gagne au bon plaisir^ Vils tt)tarittrs , AespecteK les quartterA

De la marquise de Pretintaille.

• j f) /• • • J'oubliais certain grand coquin,

Pauvre officier républicain ,

Bi*av4{ an Jit «omnoie à U zaitraille :

J'ai vengé sur ce possédé

Charente 9 Cobo«fg et Côndé.

Vils i^ofnnei^s ,

Respectée îe^ quattiert

De la marqi|ise 4t PrMinQiilIe.

Mes priyilëges s'éteindraient.

Si nos étrangers ne rentraient ; ' A ma note aussi je travaille :

En attendant forçons le roi "

De solder les Suisses polir moi« Vils roturiers , Respectez les quartiers De la marquise de Prètintaille.

LE TREMBLjEUR,

ou

MES ADIEUX À M» DUPONT (DE LEURE}, EX- PRÉSIDENT À. LA COUR ROTALE DE ROUEN.

(Glianson faite et chantée à. Rouen , quelques jours avant les élections de 1820. )

Air : Je vais bientôt quitter V empire.

Dupont , que vicnt-on de m*apprcndrc l Quoi Ton tourmente vos amis 1 J'ai des précautions.^ prendre; Vous le savez ; Je suis .commift (bis).

I>ès qu'une amit^ë m'embarrasse , Soudain , les nœuds en sont rompus (bis}.

Bien mieux que yo^, je sais garder, ma ];^ace: Mon cher Dupont, je ne vous connais, plus.

Dupont , Dupont » }e ne vous connais plus.

£>u peuple obtenez le suffrage i Moi y du pouvoir je crains les coups»

£n Tain la France rejud hommage .

A la vertu qui brille en vous ; A peine l'ose voas promettre De vous rendre' eiaeor vos saints :

Votre vertu pourrait me' compromettre.

Mon cher Dupont » fe ne vou;^ connais phis.

Dupont y Dupoiît 9 je ne vovs connais plus.

Chez nous y. le comrage importune ^ .

Et voàre sage etndble voix

A £iit trembler à; ia tribune .

Ceux qui méconnaissent nos droits»

De vos discours on tient registre j

Peut-être aussi les. ai-je lus.

Mais les talens ne font pas un ministre.

Mon cher Dupont , je ne vous connais plus, Dupont y Dupont , je ne vous connais plus?

(Ià«)

Hëriti**r de la gloire antique \ .

Admiré de tond les Français , -

Le Isont ceint du rameau eîytq^iie^

Sotis le chautoe vivez en paix.

A votre i^nom f ai beau croire ,

Je pense comme nos yentrus :

On ne vit pas de pain sec et de gloire.

Mon cher Dupont, je ne yoùs connais plusr.

Dupont, Dupont /}é île vous connaiis plus.

Oui , je vous fuis aan» autre forme > Vous 9 que long» temps mon ebeur aima.

Je ne yeux pas ^^u'on-.me xrtfonne, Goiome Pasquier vous x]|^(prma»

Adieu donc, honneur de )a France 1 Du préfet je crains les argus.

Ayec Laine je ferai eonnabaanee.

Mon cher Dupont , je :ne yous «cennais plas* Dupont , Dupont , je ne yous connais plus»

( '99 ) MA. CONTERIPORAINE, .

COUPLET iCRlT SUR L* ALBUM DE MADAME ***

Air : Ma telle est la belle des belles.

Vous vous vantez d'ayoir mon âge :

Sacbez- que TAmour n'en croit rien.

Jadis les Parques ont , je gage , Mêle votre fil et le mien.

An hasard alors ces matrones Faisant deux lots de notre temps , J'eus les hivers et les automnes.

Vous les étés et les printemps.

( aoa )

LA MORT DU ROI CHRISTOPHE , ou

NOTE PRÉSENTÉE PAR LA N3BLESSE d'hAÏTI AUX TROrS GRANDS JOsLlÛS*

(Décembre i8cm>.)

Air : La Catacoua^

Christophe est mort^ et du royaume La noblesse a recours à vous :

François /Alexandre, Guillaume ^ Pre.nez aussi pitit^ de nous.

Ce n'est point pays limitrophe ^ .

Mais le mal fait tant de progrès t

Vite un congrès I

Deux y trois congrès i

Quatre congrès !

Cinq congrès I dix congrès 1 Princes , vengez ce boa Christophe »

Roi digne de tous yos regrets»

( ao5 )

n tombe après avoir fait rage Contre les peuples maladroits , Qui , du trône écartant Torage , Pour Raffermir bortiént s?.s droits. ' A réfuter maint philosophe Ses canons étaient toujours prêts.

Vite un congrès I

Deux , trois congrès I

Quatre congrès !

Cinq congrès 1 dix congrès ! Princes , yengez ce bon Chrislophe , Roi digne de tous yos regrets.

Malgré la trinité royale ,

Malgré la sainte trinité ,

Notre nation déiojale

A proclamé sa liberté.

Pour Tesprit saint , quelle apostrophe ,

Lui qui dicte tous vos décrets 1

Vite, un congrès !

Deux , trois congrès' !

Quatre congrès I Cinq congrès I dix congrès l Princes, vengez ce bon Christophe, Roi digne de tous vos regrets.

Avec respeci tt aitez l'Espagne :

Votre maître y perdit ses pas.

Naples est un pays de Cocaïne ; Mais des volcans u'approchec pas. .

Vous taillerec eu pkine-ëtûfie, Venez chez nous |)ar un yeut frais.

Vite un congrès !

Deux , trois congrès^ !

Quatre congrès I Cinq congrès 1 dix congrès !

Priufies , yci^ez ce bon Christophe ^ Roi digne de tous yos refrets,

bons Quichotes de l'arbitraire , Allons y moTh}en\ die fa T4tle«r} Ce monarque ëtast rotre kèfos : Les rois sont de même oottknr.

Exploiter une catastraphe , S'accorde ayéc yos plans secrets.

Vite, un îceBgrèiJ

Deux , trois congrès l

Quatre congrès 1 Cinq congrès' I dix congrès] Princes , ysn^ei oe Im>s Christophe , Roi digue de tous yos tegrtu.

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