LA FORTUNE
Air : De la Sabotière^
oit: '/^aud^villc du FTeux Chasseur,
Pats ! pan ! est-ce ma brune , PâD ! pan I qui frappe en bas l Pan î pan f c>^ la Fortune :
Pan f panf je Â'^hi vrc pas.
Tous mes amis , le Terre en maia , De joie enivrent ma chambrette.
Nous n'attemdèas pKis^ qtle Liisetts ; Fortune , passe lom ehemi».
Pan I pan ! est-ce ma brune Pan 1 pan I qui frappe en bas l Pan ! pa» ! e'^est la Fortune :
P*n \ p^n !• )€ n*^oiiv>e pas. •
Si Ton en croit ce qu'elle dit. Son or chez nous ferait meryeilles.
Mais nous avons l'a vingt bouteilles , Et le traiteur nous î^it èrëdit.
( 204 ) Pan I pan 1 est-ce ma Brune , Pan ! pan 1 qui frappe en bas f Pan I pan U c'est la Fortune :
Pan ! pan I je n'ouvre pas.
Elle offre perles et rubis , Manteaux d'une richesse extrême.
£h 1 que nous fait la pourpre mâme î Noua Tenons d'oter nos habits.
Pan I pan 1 est*ce ma brune »
Pan 1 pan ! qui frappe en bas?
Pan ! pan I c'est la Fortune :
'Pan I pan I je n'ouvre pas.
Elle nous traite en écoliers , Parle de gloire et de génie.
Hélas 1 grâce à la calomnie , Nous ne croyons plus aux lauriers.
Pan I pan I est-ce ma brune , Pan 1 pan 1 qui fVappe en bas f Pan ! pan I c'est la Fortune :
Pan 1 pan 1 je n'ouvre pas.
Loin des plaisirs , point ne voulons Aux cieux être lancés par elle :
( ao5)
Sans même essayer la nateelle , Kous Yojous s'enâer ses jballoas^
Pan i pan \ est-ce ma brune , Pan 1 pan i ^i frap|)e en bas f Pan I pan I c'est la Fortune :
Pan 1 pan 1 je n'ouvre pas.
Mais tous nos voisins attroupes Implorent se^ faveurs tralti'esscs :' Ab I chers amis , par nos maîtresses Nous serons plus gaîmient trompés.
Pan I pan 1 esl-cè ma brune , Pan 1 pan ! qui frappe en bas^?
Pan 1 pan 1 c'est la Fortune :
Pan I pan I je n'ouvre pas.
LOUIS XI (i).
Air : Sans un petit brin d'amour.
Heu&svx villageois , 4ansons :
Sautez, fillettes
(j) On sait que ce tjrran retiré au Plessis^le»- Taurs^ avec Tristran, confident et exécuteur a« i8.
inlÉf tt T^nit ■fJ-Kfir-
;( .âo6 D
'£t garçons !
Uniïscz vos joyenx.sons , iMu«eMe$ . . Et chaosotis I
Notre vieux roi , caché dan* ces tourelles, Louis , dont nous parlons tout bas ,
Veut essayer , au temps des fleurs nouveHcs , S'il peut sourire à nos ëbats.
Heureux viUageoisi dansons :
Sautei.^ fillettes
. £t gainons !
. Unissez yps joyeux sons ,
Mus.e^tes
Et chansons !
Quand snr nos bords on rit , on chante, on aime,
Louis se retient prisonnier :' Il craint les grands, et lé peuple et Dieu même;
SuMout il craint son héritier.
Heureux villageois , dansons :
Satitez , TiUettes
de ses cruautés , voulait voir qMqueJhîs leipû^ sans danser Ûevunt les pénétrés âè son dhâteim
El gprçom 1
Unissez. T08. jojr/eu» sons,
Musettes
•Et tliànsdtis T
Voyc^dlci, briller cent hallebardes > Aux feux d'un sdeil. pur et doux.
N'cntend-on pas le Qui me des gardes , Qui sé^wéte AU iimitï**^ iwrr©u« .'*-
Heureux villageois » dansons :
Sautez.,, fillettes
^ Et fi^o*»!
Unissez 7;o& jjO,yeuafe.sons ,
Musettes
Ev obunsom k
Il vient,! iliWnt!AhU»ilAus^l>H«aJ^l^^^*^ Ce roi pçttt «wer la jarx.: . i
Le voyez-vous , comme un pâle fantôme , A travtof Sr-etJî^ h«i*«*H* i^pak. i ■ .
Heureux villâg^W., dansons :
Sàiiiez^, ;fiàliattis ^ .
Et gâtçod»!
Unissez V^ )<»y^x sons ,
(ao8)
Musettes Et diansons !
Dans nos hameaux > quelle image brillante Nous nous faisions d'un souverain !
Quoi ! pour le sceptre une maili défaillante \ Pour la couronne un front chagrin \ •
Heureux rillageois , dansons :
Sautez y fillettes
Et garçons !
Unissez vos joyeux sons ^
Musettes
Et chansons !
Malgré nos chants , il se trouble , il frissonne ;
L'horloge a causé son effiroi :
Ainsi toujours il prend l'heure qui sonne ,
Pour un sigtLal de son Beffroi.
Heureux iriliageois^yidAasans : •
Sautez f fillettes
Et garçons \ ,
Unissez vos ^jojeux sms ,
Musettes
Et chansons*
IVlais notre joie , hélâs I le d^seispè/e ;
n fuit avec soir iaurùld.
Craignons ia hâin^;' et <£[âotrs qti^éil bcfn père '^
A ses enfànàt il a' souri»
Hewrtùï yâkgeois , dattsâtt» t
Santeiy fi^lenes
£t jpKTçfiMkWi
Unissez ¥05 pfium scmê ^
Musettes
Et chansons!