LETTRE
1)*UW PETIT ROI Â VTX PETIT DUC (l).
AÏR : Daignes m'épargr^r le reste»
Salut I petit cousin-germain; D'un lieu d'exil J'ose t'ëcrirc.
La fortune te tend la main :
Ta naissance Ta fait sourire.
Mon premier jour aussi fut Beau :
Point de Français qui n'en convienne.
Les rois m'adoraient au berceau , Et cependant je suis à Vienne I (hii)
Je fus bercé par tes faiseurs De yers , de chansons , de ppëmes :
Ils sont , comme les confiseurs , Partisans de tous les baptêmes.
(i) Le roi de R„»^^e au Duc de ff».,^»»
Les eaux d'un fleuve bien mondain Véftl- Uyer ton- âme- chi é tieuue > * On m'offrit de ]*eau du Jourdain ^ Et cependant je suià â' Tièune t
Ces juges , ces pairs avilis Qui te prédisent des merveilles , De' mon temp» juriatiehr qaer ïes^ lis^ Seraient le butin des abeilles. Parœfle^ noBles détracteurs De toute vertu plébéienne , Ma nourrice avait dès flatteurs , Et cependant je suis k Vienne !'
Sur des lautifirr JQjne.cDiiekaÊs.;.
La pouKpie smil«: t'emdiionBcw DeA'Aieptcesi étaient nfKfaoeâeti:; Mon hoNitetr At( wam^aimamm.
Miéebanit Imudtt l fimqwhmham. paj Même au saint Père otait la sieune :
Mais j'avais pour moi nosf préTats , Et cepetidaat je -snh à Vienne P
Quant AvaL.wàêÊfàAmaii ^jecrmftpwui Que du monde ils t'ouvrent l'entrée.
Ik préfirant'aiicQnloii. bOsu / '
De rhQntteur ilfétoile cadrée»
Mon père .à Jeur hoBM dëitoâment Livra sa forlmie \et jta jonenne ::
Ils. j^iroMt ttesaflènr «erment.
Et cependant je ssiiû :à Wienise I .
Près du Ironé si tu grandis^ Si je végète sans puissance..
Confonds ces courti&ans maudits^ En leur rappelant ma naissance.
Dis-leur : . «Je jxuis avoir mon .tour :
« De mon eousin qu*il vous, sou vieiiB^»
« Vous lui rpromettiez vjotre amour ^ « £t cependant il est à Vienne 1 1^
LES""VEf^DANGES. '
Air : Pierrot smr^h'^hord iS^un nuîsgeau.
ou : \i*rr Tioaredtt^fe W. 'Lotim. ''
L'Ault^we Jitanionc«''Uii ^our %erem ; Vite j'i^^'ouvrftge! ', • Et reftréMiis À3«il9geî - >
Fillettes , Mté «t^Hif^lirîit) =• '
itized t«tQpQgk
Mettez les vendangeurs en tram* Du vin qu'a £ait tourner l'orage , Un vin nonreau liieatot consolera. • ' Amis f chez nous la gaité renaîtra. ^ y Ah 1 ah I k galté ronaltra. i '
Notre maire tourne à tout ycfnt i D'e'charpe il change , Et de tout vin s'arrange.
Mais , puisqu'ainsi ce bon rivant '^ De couleur changea si souvent , Qu'avec son ëcharpe il Vendange,' * Et de vin doux on la barbouillera." * ' Amis , chez nous la gafttf renaîtra. ' *^ '' Ah 1 ah 1 la galté renaîtra.
Le juge qui , de vingt faj^ons ^ - En robe noire , . Expli^e son griwove , \ ; : va ù Condamne }us({u'à nos chapso^ns i ^^^ Mais, grâce au vin que nous pressons , Que lui-même il ^b^fite après b^ojf ^ > . t La liberté , la gloire , <i ewttra. .
Amis, chez nous la gc^të remaitra* , : ; Ah 1 ah 1 J^ gaîtô p«9«itra« ;:
( ftï? )
Si le cîirë , peu tolérant , Gronde sans cesse, Et veut qu'on se confesse , Son gros Jiez rouge nous apj^repd L'inle'rél qu*à nos vins il prend.
, Pour en boire ailleurs qu'à la messe -, Sur chaque mort qu'il dise un libéra.
Amis , chez nous la gaitë renaîtra.
Ah I ah ! la gaîté renaîtra.
^ue du châtelain en souci L'orgueil insigne Au bonheur se résigne , Il verra les titres qu'ici Noé nous a transmis aussi; lis sont sur des feuilles de vigne ^ Aux parchemins il les prëfërera.
Amis, chez nous la gaîtë rénaîtra. , .
Ah! ahJ la gaîté renaîtra. .
Beau pays, fertile et guerrier, A la sjou^Trance
Oppose l'espérance.
Au pampre tu peux marier .
Olive, épi, rose et laurier..
(ai8)
Yendangeont , et vive la France I Le monde un jour avec nous trinquera.
Amis, chex nous la galté renaîtra* Ak I ah I la galtë renaîtra.