‹ Chansons, Volume 2Chapitre 59 sur 65 · IO · texte numérisé non relu

IO

. Un peuple brave Retombe escl^ye :

Fils d'Épicure , ouyrez-moi votre cave.

La France , qui souffre en repos »

Ne veut plus que mal-à-propos J'ose en trompette ériger mes pipeaux.

Adieu donc y pauvre gloire !

Déshéritons Thistoire.

Venez , amours , et versez-nous à boire.

Quoi I d'indignes enfans de Mars Briguaient une livrée; Quand ma muse éplorée Recrutait pour leurs étendards I Ah I s'il m'arrive Beauté naïve , Sous ses baisers , ma voix sera captive ; Ou flattons si bien , que pour moi On exhume aussi quelque emploi.

Oui , noir ou blanc , soyons le fou du rot.

Adieu donc , pauvre gloire! * Déshéritons l'histoire.

Venez , amoUrs , et versez-nous à boire.

Des excès de nos ennemis

Chaque juge est complice »,

(an )

£t la main de justice De soufflets accable Thémis.

Plus de satire 1 N'osant médire , .

J'orne de fleurs et ma coupe et ma Ijrre.

J'ai trop brayé nos tribunaux ; Dans leurs dédales infernaux , J'entends Cerbère et ne vois point Minos* Adieu donc , pauyre gloire I Déshéritons l'histoire.

Venez , amours , et versez-nous à boire.

Des tyrans par nous aoudoyés La faiblesse est connue :

Gulliver éternue^ Et tous les nains sont foudroyés.

Mais , quelle image !

Non , p]us d'orage ; De nos plaisirs redoutons le naufrage :

Opprimés , gémissez plus bas.

Que nous fait , dans un gai repas , Que l'univers souffre ou ne souffre pas î Adieu donc , pauvre gloire I Déshéritons l'histoire.

Venez , amours , et versez-nous à boire.^

Du sommeil té h MbeM^ Les li^nê s«nt féi^Meê i Devenons àiMlMÎblM Pour conservei tvoire gâM.

QiMiTO. foirt swecoflilM^' ^ FaîMtf eelenAe^, Ma muse auasî mst âef» rose» retOttAea Ldsse d'imlfer Taigre* aitter , £Ue pef9tfBà Mit ëéu% mééet t Bacckus m'appelles, ef je* teotte sm quartier. Adve» è&ve , pauvre gloire' f Déshéritons l'histoire.

Venez , amours , et versex-noos I hme.

itizedbyGe'egle

(ai5)

. Il ■ ■ li

Page 1