‹ Chansons, Volume 2Chapitre 62 sur 65 · LE CINQ MAI · texte numérisé non relu

LE CINQ MAI

AiB : Musê des bois et des accords champêtres^

Des Espagnols m'ont pris sur leur naTire, Aux bords lointaine où tristement j'erruts.

Humble débris d'un héroïque empire , J'avais dans l'Jade exilé mes regrets.

Mab loin du Cap » après cinq ans d'aliisençe y Sous le soleil , je vogue plus joyeux.

Pauvre soldat, je reverrgi la France :

La main d'un fUs me fermera les yeux.

Dieu I le pilote a cri^ : Sainte-Hélène !

Et voilà donc où languit le hëros !

Bons Espagnols , là s'éteint votre haine :

Nous maudissons ses fers' et ses bourreaux.

Je ne puis rien , rien peur sa délivrance ^ Le temps n'est plus des trépas glorieux L Pauvre soldat , je reverrai la France :

La main d'mx 6\» Xhq tujmrti les yeux^

Peut-être il dort, ce boulet invincible Qui fracassa vingt trônes à la fois.

Ne peut-il pas , se relevant terrible , Aller mourir sur la tête des rois î Ah ! ce rocher repousse Tespérance :

L'aigle n'est plus dans le secret des dieux.

Pauvre soldat , je reverrai la Frauce :

La main.d'un fils me fermera les yeux.

Il fatigua la victoire à le suivre :

Elle était lasse : il ne Pattendit pas.

Trahi deux fois , ce grand hpmme a su viyre ^ Mais quels serpens enveloppent ses pas !

De tout laurier un.poi&on est Tesse^ce»

La n^ort couronne un front victorieux.

Pauvre soldat , je reverrai la France :

La main d'un fils me fermera les yeux.

Dès qu'on signale une nef vagabonde , « Serait-ce lui ! disent les potentats :

« Vient-il encor redemander le monde î ' « Armons soudain deux millions de soldats. )> Et lui , peut-être , accablé de souffrance , A la patrie adresse ses adieux'.

Pauvre soldat , je reverrai la France :

La main d'un fils me fermera les yeux»

( àM )

Grand de gâiie et çtahi de caractère , Pourquoi du sceptre àrHia**t4l son orgueil / Bien au-de&sus des trooes de la tenre , Il apparaît brillant sur cet dcueih Sa gloire est là , cornue le pkpre îminease D*un noareau monde ^ et d'un monde trop vieux. Pauvre soldat , je reverrai la France : La main d'un fils ne fermera les jeux.

Bons Espagnols , que voit-oh au rivage î

Un drapeau noirf ah ! grands dfeux ! je frémis f

Quoi ! lui , mourir I ô gloire ! quel veuvage !

Autour de moi pleurent ses ennemis.

Loin de ee roc nous fuyons en silence >

L'astre du jour abandonne les cisux.

Pauvre soldat, je reverrai la France :

La main d*un fils me fermera les yeux.

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