‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 123 sur 167 · SONNET CXCI · texte numérisé non relu

SONNET CXCI

Je vous connais : vous êtes blanche et blonde ; Vos yeux sont bleus et clairs comme un miroir, Armés aussi d'un magique pouvoir, Et votre bouche en sourires abonde.

Vous m'appelez en la forêt profonde.

Assis à l'ombre oià j'écoute pleuvoir Les gouttes d'eau dans le vert réservoir. J'ai vu vos traits se refléter dans l'onde.

Sans me lever et sans me retourner.

Je les contemple, et j'entends résonner De votre voix la gracieuse instance.

Qu'il m'a fallu de soufl'rance et d'ennuis Pour vous connaître, ô trompeuse espérance, Et pour apprendre à rester où je suis !

Page 1