SONNET CXCII
Poëmes de mon cœur, voyages anxieux,
Où j'allais poursuivant la divine espérée,
Je n'aurai reproduit qu'une image altérée
Des beautés qui par vous enchantèrent mes yeu\.
La faute en est à moi, puis au monde envieux Dont j'admis les conseils en mon âme elfarée. Si bien que j'empêchai la vision sacrée, Parmi les vils désirs nés dans l'oubli des cieux.
Lamour est toujours pur et son objet céleste : Nous seuls, nous opposons, le résultat l'atteste, A son vol éthéré le contre-poids des sens.
De ces lourds ennemis pour traverser la ligue. L'esprit qui dut combattre et souHVir, je le sens, A son autre labeur n'apporte que lutigue.