‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 130 sur 167 · SONNET CCIV · texte numérisé non relu

SONNET CCIV

AIoii unie est inallieiireuse et ma vie est pénible : Ce n'est pas de souffrir pourtant que je me plains ; En tenaillant ma peau dans ses puissantes mains, La douleur en faisait une armure invincible.

Les traits pouvaient trouer, mais non briser la cible ; Mais l'ennui m'entreprend, et c'est lui que je crains. Déjà, de ses gravois dont tous mes jours sont pleins, De l'effluve céleste il encombre le crible.

La contemplation, âmes yeux écartés,

Ne fait plus resplendir les sublimes clartés,

Alphabet radieux de la sainte espérance.

La terre me fascine à son filet béant,

Lt je sens à mon front surgir l'indiflérence,

Ainsi que la vapeur des gouffres du néant.

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