BALLADE
Blanche, luysante, exquise, printanierro.
Devers les prez cncourtinez de fleurs, Sy se despart la pastorelle Pierre Qui m'a fercu de griefves douleurs, Et de ma face a tolleu les couleurs.
Je (cependant) que son euil embarrasse, A nion soulaz ne peulx suyvre sa trace ; Force m'est-il que me tiengne à recoy, Pryant ainssy : Puis qu'estes en sa grâce, Fleurs aux doulx yeux, regardez-la [)()ur mov.
De la forest elle suyt la lizierre.
Fez le taillizet les buissons chanteurs. Et lui soubrit voyi' l'avelte ouxricrre, <Uiyr aussy des couples picoreurs
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Le glay joyeulx et sciiiblaliles rumeurs. Je m'esbahy qu'aux rayons de sa t\ice Chascuue voix ne s'esteingne el défiasse : Si fayt la mienne, et j'en sçay le pourquoy. En son lionneur présentement m'elîace.
Ryants oiseauh. saluez-la pour moy.
Puis soubz la lune, en la ronde clerierre Elle desvalle avec ses jeunes sœuis, Dancer parmy verte mousse et hruyerre : Une est l'esprit d'armonie et doulceurs : Une autre soingne aux magiques lueurs.
Là ce que j'aime a prins la haulte place. Sans nul murmure à sa gentille audace.
Son nom royal Ton devine, je croy.
Vous dont la cour comme royne l'embrasse, Hardis esprits, invocpiez-la pour moy.
Dame, sera y, quanc^ue chose se fasse, Vostre servant et lige sans fallace ; Ains me veuillez lyer à vostre arroy.
Et, sur cela qu'humblement je pourchasse. Anges bénins, inspirez-la pour moy.