‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 14 sur 167 · SONNET XX · texte numérisé non relu

SONNET XX

Ores^ sur le chemin, tout langoureux se penche Le bouleau plein de grâce ; ores, comme un chamois, Il s'esbat, et gravit les collines des bois, A travers la jonchée et la bruyère tranche.

Son feuillage crespu, IVetillant sur la branche, Semble ces anelets qui, defdant les doigts, Sur le col virginal refrisent à la fois ; Comme aussi d'une vierge est sa tunique blanche.

Si d'onjbrage il ne tisse encontre le soleil, 11 lairre, sous la lune et le beau soir vermeil, A son tronc s'adosser la fraischc resverie.

Seiont plustost que lui les chcsnes, les ormeaux Par les nids recherchés ; ains l'oiseou de férié, Invisible chanteur, se musse en ses rameaux.

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