‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 151 sur 167 · SONNET CCXLIII · texte numérisé non relu

SONNET CCXLIII

Ce n'est pas seulement au disciple chéri Que le Sauveur du monde, au sommet du Calvaire, A dit : « Je vous remets dans les bras de ma Mère ; » Pour tous les siens oncore il ouvrait cet abri.

0 Vierge immaculée, et le mieux aguerri N'en négligera point l'étreinte salutaire : Chacun a ses moments de plainte et de misère. Et vous régénérez le cœur le plus flétri.

Vainement ici-bas on nous presse, on nous aime : L'homme est b. jamais seul et désert en lui-même. Lcà de tous ses appuis il n'a rien emporté;

Mais celui qui connaît votre grâce divine, Si malheureux qu'il soit et si déshérité, Ne sent plus un instant sa pensée orpheline.

SONNET nCXI.lV.

Kve des jours nouveaux, bienheureuse Marie, Je me confie à vous, et quand, faible et battu, J'ai besoin de tendresse, ou que revient et crie Le féroce ennemi qui devant vous s'est tu.

La tête du serpent, sous votre pied meurtrie, A de votre grand cœur signalé la vertu, Et, pour reconquérir la céleste patrie.

Près du chef glorieux vous avez combattu.

Ainsi de la douceur la force est la compagne. Et la victoire est sûre <à celui qui la gagne Dans le calme du cœur et la simplicité.

Pour dompter du péché l'attaque renaissante, Tne dévotion fidèle est plus puissante Que tous tes fiers efforts, superbe volonté.

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