TRADUCTION DU PSAUME CXXXV
Près des fleuves de Babylone j
Nous nous sommes assis et nous avons pleuré, En songeant à Sion, à ce séjour sacré
Où le Seigneur avait son trône.
Nous avons suspendu nos harpes aux rameaux |
Des saules que l'on voit au sein de Babylone
Se pencher sur les eaux. '
Ceux qui troublèrent nos cantiques Par des cris de carnage et de captivité, i
Ceux qui rrous ont traînés sous ce ciel détesté, ,
Loin de nos ravages antiques, Nous disaient : Faut-il donc que vous vous consumiez. Venez, et chantez-nous quelqu'un de ces cantiques
Qu'à Sion vous aimiez. i
Sur cette teiTe qui blasphème.
Pourrions-nous célébrer la gloire du Seigneur? 0 Sion, si jamais je t'oublie en mon cœur.
Que ma main s'oublie elle-même! i
Et si d'un autre amour je me laisse toucher, I
Puisse, ô Jérusalem, après un tel blasphème, |
Ma langue se sécher!
Lorsque torabèrent nos murailles, Souvenez- vous, Seigneur, qu'Edom s'est écrié : Frappez, détruisez-les; soyez-leur sans pitié!
Ah ! quand viendront tes funérailles.
Fille de Babylone, heureux ceux qui pourront Prendre tes nouveau-nés et contre tes murailles Leur écraser le front !