‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 2 sur 167 · A UN ROI · texte numérisé non relu

A UN ROI

Sire, Dieu vous a pris sous sa main tutélaire ; 11 vous a prodigué les grands enseignements; Comblant, dès le matin, vos jours d'événements : Le deuil, la trahison, la haineuse colère

Vous suivent pas à pas, et votre astre n'éclaire Que fleuves débordés et cratères fumants; Vous avez tout sondé : droits, croyances, serments; A vingt ans votre vie est presque séculaire.

L'exil, sur tout cela, comme un dais glorieux Et sinistre à la fois, plane et dérobe aux yeux L'oint du Seigneur, le Roi sincère et légitime.

Nous attendons en vous notre suprême arrêt : Quoi qu'il doive résoudre, ou sauveur, ou victime, Pour réiinerou mourir, sire, tenez-vous prêt.

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