‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 3 sur 167 · SONNET IV · texte numérisé non relu

SONNET IV

() sublime imposteur, Ossian Macpherson, Certes, ton œuvre est belle, et glorieuse, et sainte. r»our les derniers enfants de toute race éteinte, Elle est une éclatante et pieuse leçon.

Ton peuple était tombé, sans laisser la rançon Qu'il faut h Mnémosyne impassible à la plainte. Pour qu'elle ouvre aux héros l'inviolable enceinte, Où des échos du temps s'éternise le son.

Nul poète n'avait chanté son épopée.

Il avait, en passant, jeté son liruit d'épée, Et son nom s'eflaçait au silence oublieux ;

Mais il recouvre tout par ton noble génie,

0 Barde, et tu lui rends, pour braver l'agonie,

1 ne histoire immortelle, une Muse et des Dieux.

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