‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 28 sur 167 · SONNET XXXIV · texte numérisé non relu

SONNET XXXIV

Du liàle d'un long jour la ciimpagne épuisée S'emboit avec bonheur du souffle de la nuil, Et les frissons légers de la brise qui fuit Sur son sein humecté font perler la rosée.

Le soleil, aspirant cette pluie irisée, Vient essuyer des fleurs Téphémère réduit, Et laisse subsister sur les contours du fruit Une empreinte de gaze, ou bleuâtre ou rosée.

Voile tissu d'éther, transparent velouté.

Emblème efflorescent de la virginité.

Que le toucher d'abord elTacc connne un rêve î

Pour ce charme idéal, dans les maigres halliers, On préfère souvent une âpre et verte sève Au nectar savoureux des riches espaliers.

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