‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 27 sur 167 · SONNET XXXIII. I · texte numérisé non relu

SONNET XXXIII. I

Assis tous deux sur Therbe fraîche et drue, .

Et là, rêveurs, entrelaçant leurs doigts, ■

Lui, regardait au loin flotter les bois ; '

Elle, à ses pieds laissait mourir sa vue. 1

Tout à Tentour, en toilette ingénue, ; Couraient ces fleurs qu'avec de grands émois

L'amour naïf consulte à demi voix : ;

L'enfant aussi s'en est ressouvenue. J

Puis rejetant, d'un geste inoublié, j

La marguerite efleuillée à moitié, \

Non, sourit-elle, à quoi bon cet augure? ■■

En disant vrai, peut-il à mon bonheur i

Hien ajouter? Et, s'il ment, je suis sCirc Oue, pour trois jours, s'en alarme mon c(eur.

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