‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 48 sur 167 · SONNET LXVII · texte numérisé non relu

SONNET LXVII

Le printemps radieux, tout fier de son pouvoir, Élève dans les airs sa corbeille remplie ; Le ciel, dans les nuits d'or de la mélancolie, Diamante des eaux l'immobile miroir.

L'astre qu'on attendait s'élance, et l'ou peut voir... Non, ce n'est qu'un éclair : soudain tout se replie, Et la plaine, et l'éther, et l'onde ensevelie N'offrent au voyageur qu'un goulTre immense et noir

Idéal, c'est en vain qu'une espérance altière. Pour te saisir au vol, abjure le repos : L'homme doit ici-bas endjrasser sa chimère.

C'est notre perte^ hélas! et le pire des mauv : Si la femme est devant, le dragon est derrière. Oui ferme son écaille et nous brise les os.

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