‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 61 sur 167 · SONNET LXXXV · texte numérisé non relu

SONNET LXXXV

Depuis mil huit cent trente on a mis à la mode De railler la patrie et cet honnête orgueil D'un fils qui toujours veille et de larmes rebrode Le drap où de ses morts s'abrite le cercueil ;

Et si quelque bon cœur que la honte corrode

Sur ces impiétés ose dire son deuil ,

On le déclare absurde. — Ah ! monsieur fait une oile,

S'écrie un fat imberbe, en clignotant de l'œil.

Courage ! C'est encore , ô Muse magnanime , l'ne corde arrachée à ta lyre sublime : Quand il n'en restera que la carcasse, alors

On pourra s'en servir, ainsi c|uc d'une poêle, Pour saluer ce siècle et tout ce (|u'il dévoile, Et l'on bîitfra desin;iiiis ;"i rcs diuncsîiccords.

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