‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 73 sur 167 · SONNET CV · texte numérisé non relu

SONNET CV

A. M. LE ai'^ A. DE BELLOY.

J'ai courtisé les dieu.v : plus docile à ton âge, i

Aux déesses, ami, tu portes ton encens. ^

Leurs regards t'ont prêté des traits aussi puissants ' Que ceux dont Apollon fait connaître Tusage.

Ce n'est pas tout; on sait qu'au printemps, sous l'ombrage, I

Ces fécondes beautés qu'émeuvent tes accents I

Mainte fois t'ont pressé dans leurs bras caressants : i

Les faunes t'épiaient, cachés au voisinage. |

D'où viendrait autrement cet essaim gracieux, i

Que, sans nous avertir, tu produis à nos yeux : i

Ivonne, Emma, Tisbé, Raymonde, Hélène, Orpliise? ,

Ah ! celle-ci surtout a troublé mon repos, ,

Et, si je n'avais peur de faire une méprise, '

Je te prierais pour moi de lui dire deux mots. :

RHYTHME XIIL '

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