SONNET CV
A. M. LE ai'^ A. DE BELLOY.
J'ai courtisé les dieu.v : plus docile à ton âge, i
Aux déesses, ami, tu portes ton encens. ^
Leurs regards t'ont prêté des traits aussi puissants ' Que ceux dont Apollon fait connaître Tusage.
Ce n'est pas tout; on sait qu'au printemps, sous l'ombrage, I
Ces fécondes beautés qu'émeuvent tes accents I
Mainte fois t'ont pressé dans leurs bras caressants : i
Les faunes t'épiaient, cachés au voisinage. |
D'où viendrait autrement cet essaim gracieux, i
Que, sans nous avertir, tu produis à nos yeux : i
Ivonne, Emma, Tisbé, Raymonde, Hélène, Orpliise? ,
Ah ! celle-ci surtout a troublé mon repos, ,
Et, si je n'avais peur de faire une méprise, '
Je te prierais pour moi de lui dire deux mots. :
RHYTHME XIIL '