‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 77 sur 167 · SONNET CXL · texte numérisé non relu

SONNET CXL

A M. LE DUC d'aBRANTÈS. j

Duc, de votre souper je garderai mémoire. ■

(Irâce à lui si je meurs sans que le feu divin I

Ait dépouillé mes chants du terrestre levain, !

Ouelques instants du moins j'aurai connu la gloire. '

A l'antique proverbe, oh ! si je pouvais croire,

Et si la vérité que nous cherchons en vain , j

Projetant ses éclairs sous les brumes du vin, |

Faisait toujours de l'homme un prophète après boiie, j

Tranquille alors, au ciel je lèverais mon front.

Des choses d'ici-bas j'ignorerais l'aflront, ;

Armé contre le sort d'un augure authentique; ;

Mais le doute déjà me ricane, im[>ortun , ,

Ou'ayant outrepassé le degré pi'()j)liéli(pie,

Voiis avez |)u [)eiiser conime l'on |>arle à jeun. j

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