SONNET CXL
A M. LE DUC d'aBRANTÈS. j
Duc, de votre souper je garderai mémoire. ■
(Irâce à lui si je meurs sans que le feu divin I
Ait dépouillé mes chants du terrestre levain, !
Ouelques instants du moins j'aurai connu la gloire. '
A l'antique proverbe, oh ! si je pouvais croire,
Et si la vérité que nous cherchons en vain , j
Projetant ses éclairs sous les brumes du vin, |
Faisait toujours de l'homme un prophète après boiie, j
Tranquille alors, au ciel je lèverais mon front.
Des choses d'ici-bas j'ignorerais l'aflront, ;
Armé contre le sort d'un augure authentique; ;
Mais le doute déjà me ricane, im[>ortun , ,
Ou'ayant outrepassé le degré pi'()j)liéli(pie,
Voiis avez |)u [)eiiser conime l'on |>arle à jeun. j