‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 89 sur 167 · SONNET CXXVIII · texte numérisé non relu

SONNET CXXVIII

C'est le génie humain, égaré par l'orgueil, Qui de l'âge sans tache a flétri l'innocence, Et qui vint, révélant sa stérile puissance, De la vie éternelle embarrasser le seuil.

C'est lui qui, pour toujours mettant le monde en (U'uil, ;

A défloré l'espoir, sublime jouissance.

Et, dédaigneux du ciel que jamais il n'encense, !

Pour la terre éperdue en a fait un cercueil.

Mais le foudre vengeur a frappé Prométhée, ]

Et, sur les rocs fumeux de la science athée, |

En présence de Dieu l'a scellé rugissant;

Et là, d'un ongle ardent, le vautour circonflexe, Fouillant du coiidanmé la poitrine convexe, Ente au blasphème impie un remords impuissant.

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