‹ Chant du passé, 1830-1848Chapitre 99 sur 167 · SONNET CXLIII · texte numérisé non relu

SONNET CXLIII

Lorsque Pétrarque, à Tàge où tout se décolore. Poursuivant l'hymen saint de ses belles amours, Aux vallons que la Sorgue enchante dans son cours. Sentait de son printemps l'antique brise éclore,

Et qu'à travers le voile empourpré de l'am^ore, Il voyait redescendre en célestes atours, Ou, dans les sentiers verts éclaircis aux détours, Comme une déité, venir sa blonde Laure ;

Certes, si des hivers son corps était flétri,

Si sa tempe était blanche et son sang appauvri,

Son cœur gardait toujours une immortelle sève.

De l'amour idéal prodige glorieux.

Qui commence sur terre, et, triomphant, achève

Son invincible essor dans l'infini des cieux.

— 128 — î SONNET CXIJV.

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