CHANTE
L'AUBE blanchit le ciel, c'est l'heure Où sa pâle lumière effleure Les épis d'or de la moisson, Pendant que dans les bois en fête L'oiseau joyeux s'éveille et jette Sa plus ravissante chanson.
L'oreille surprend dans la plaine Les voix dont la nature est pleine, Murmures descendus du ciel ; Il faut chanter, Irma, la blonde, Toi qui ne connais de ce monde Ni l'amertume, ni le fiel.
Oui, chante, enfant, le Seigneur aime Ton front qu' orne le diadème De l'innocence et du bonheur.
Que ta voix chantant ses louanges Se mêle aux douces voix des anges ; Ici-bas n'es-tu pas leur soeur ?